mardi 19 avril 2011

Plage Hermitage Réunion



 

Plages de seminyak ( Bali)



 

Les Forêts de Yann Arthus Bertrand



Site de Yann Arthus Bertrand : www.goodplanet.org/forets/

 

CHARLES QUINT


Charles Quint est né à Gand en 1500 et est mort au monastère de Yuste en Espagne en 1558. Jeunesse et débuts de l’empereur :
Charles Quint, ou Charles V, né à Gand (dans l’actuelle Belgique) en 1500 et mort en 1558 au monastère de Yuste en Espagne, est l’un des souverains les plus puissants de la Renaissance. Il est le fils du Habsbourg Philippe 1er , roi de Castille de 1504 à 1506 et duc de Bourgogne à partir de 1496, et de Jeanne 1ère , dite Jeanne la folle, fille de Ferdinand II le Catholique, roi de Castille sous le nom de Ferdinand V, et de Isabelle 1ère la Catholique, reine de Castille et Léon.
A la mort de son père, en 1506, Charles Quint hérite du royaume de Bourgogne, puis, en 1515, de la principauté des Pays-Bas. Quand Ferdinand V décède en 1516, Charles Quint devient roi des Espagne et des Deux-Siciles. Le régent en place, Adrien d’Utrecht, futur pape Adrien VI, l’aide à imposer son autorité sur ce vaste empire composé notamment des territoires conquis en Amérique et en Afrique. En 1519, la mort de son grand-père, Maximilien 1er, empereur germanique, ouvre à Charles Quint une succession délicate. En effet, François 1er, roi de France, prétend lui aussi à la couronne impériale. En 1520, Charles Quint est proclamé empereur du Saint-Empire et roi de Germanie à Aix-la-Chapelle. Se crée alors une rivalité intense entre Charles Quint et François 1er.

François 1er, qui a des prétentions en Italie, s’allie avec la république de Venise tandis que Charles Quint forme une coalition avec Henri VIII, roi d’Angleterre. Voulant reconquérir le Milanais, François 1er se bat infructueusement et perd la bataille de Bicoque, en 1522. Charles Quint ainsi que ses alliés reprennent le Milanais. Puis, l’armée de Charles Quint entre en Provence mais échoue à Marseille. François 1er organise alors une contre-attaque mais est laborieusement battu à la fameuse bataille de Pavie en 1525, ou il sera fait prisonnier durant plus d’un an (d’où l’interruption de la construction du château de Chambord). François 1er est libéré à la suite de la signature du traité de Madrid de 1526 qu’il renie, lui faisant ainsi renoncer à toutes revendications sur Naples, le Milanais, Gênes, les Flandres et l’Artois. De plus, François 1er doit céder le duché de Bourgogne et le Charolais. Charles Quint domine et règne sur un très vaste empire d’environ 25 millions de sujets. Libéré, François 1er reprends les hostilités, avec cette fois-ci Henri VIII, le pape Clément VII et plusieurs princes italiens comme alliés (du fait de la « surpuissance » et de la « sur domination » de Charles Quint). Une nouvelle guerre, la seconde guerre d’Italie qui avait pour but d’annuler le traité de Madrid, signé sous la contrainte en 1526, se termine par le traité de Cambrai, signé par louise de Savoie, la mère de François 1er, et Marguerite d’Autriche, la tante de Charles Quint, en 1528. Par cette « paix des Dames », comme elle est souvent appelée, Charles Quint accepte de renoncer au duché de Bourgogne contre une rançon de 2,5 millions d’écus, payée par la France. De plus, grâce à ce traité, les deux enfants royaux, François et Henri, futur Henri II, conservés comme gages de paix à Madrid sont libérés et l’un des articles exige le mariage de François 1er avec Eléonore, soeur de Charles Quint, veuve du roi de Portugal. Charles Quint voit alors la fin du rêve de s’emparer de la Bourgogne, cependant, de son côté, François 1er renonce définitivement à l’Italie. En 1530, Charles est couronné empereur par le pape. En 1536, Charles Quint entre en guerre contre François 1er, mais doit, suite à la trêve de Nice en 1538, céder une partie du piémont. De 1542 à 1544, les deux belligérants s’affrontent une nouvelle fois dans une guerre qui s’achèvera par le traité de Crépy, mettant définitivement fin à la conquête de l’Italie entreprise par les rois de France depuis Charles VIII.

Charles Quint, très croyant, est attaché à l’église catholique. Preuve en est, il profère des menaces belliqueuses à l’encontre du roi d’Angleterre Henri VIII (qui est également hostile aux idées de Luther) et se place du côté du pape Clément VII, lorsque le monarque anglais, voulant obtenir l’annulation de son mariage avec Catherine d’Aragon (faute d’héritier mâle), entre en conflit avec le pape. Henri VIII déclare son mariage invalide en 1533 par le primat d’Angleterre. Le pape énonça également, en 1534, l’invalidation de ce second mariage et excommunia Henri VIII. Le roi fit alors voter par le parlement le fameux Acte de Suprématie en 1534 qui fait de lui le chef suprême de l’église d’Angleterre, l’église anglicane. Revenons à la lutte contre le protestantisme de la part de Charles Quint. Avec Luther, le protestantisme prend de l’envergure que l’empereur du Saint-Empire ne cessera de combattre tout au long de sa vie. De nombreuses tensions se créent, notamment en Allemagne, et oblige le Saint-Empire romain germanique à signer la paix d’Augsbourg destinée à mettre fin à la lutte entre les luthériens et les catholiques en Allemagne.
Du fait de ses origines, Charles Quint demeure un étranger en Espagne ou encore en Allemagne, ce qui ne permit pas une harmonie sincère entre les sujets et l’empereur. Durant le règne de Charles Quint, seuls les Pays-Bas ont réellement connus une période de croissance grâce notamment à l’essor commercial des villes portuaires telles Amsterdam et Anvers. Néanmoins, une révolte amorcée par la France éclatera en 1539 à Gand et sera durement réprimée.

Epuisée par ces luttes constantes durant une quarantaine d’années, Charles Quint décide d’abdiquer, en 1555. Cependant, les conditions politiques ne permettent pas la transmission de l’héritage à une unique personne, il cèdera d’abord les Pays-Bas (en 1555) et l’Espagne (en 1556) à son fils Philippe II, puis les possessions autrichiennes et la dignité d’empereur romain germanique à son frère cadet, Ferdinand 1er de Habsbourg, en 1556. Ce dernier est définitivement élu le 24 mars 1558 empereur romain germanique.

HISTOIRE DE LA GRECE ANTIQUE


L’histoire de la Grèce Antique se décompose en plusieurs périodes, dont les principales sont l’époque archaïque, l’époque classique et l’époque hellénistique.
Le terme « Grèce antique » désigne le monde parlant grec ancien durant l’Antiquité. Il comprend non seulement la péninsule de la Grèce actuelle mais aussi les endroits de culture hellénique où les anciens grecs s’établirent : Chypre, les îles de la mer Egée, la côte égéenne de l’Anatolie (appelée par la suite Ionie), le grande Grèce (Sicile et sud de l’Italie), ainsi que les colonies grecques éparpillées.
La date couramment admise pour la fin de la Grèce antique est celle de la mort d’Alexandre le Grand en 323. La période suivante est nommée l’époque hellénistique et dure jusqu’à l’intégration de la Grèce dans la république romaine en 146.
Au VI° siècle plusieurs cités émergentes dominent le monde grec : Athènes, Sparte, Corinthe et Thèbes. Alors qu’Athènes et Corinthe deviennent de grandes puissances marchandes autant que maritimes, Athènes et Sparte entament une rivalité qui dominera l’histoire grecque durant des générations.
A Sparte, l’aristocratie foncière maintient son pouvoir que la Constitution de Lycurgue (vers 650) ne fera que renforcer en donnant à Sparte un régime militaire permanent sous forme d’une monarchie bicéphale.
A Athènes au contraire, la monarchie fut abolie en 683, et Solon par ses réformes y établit un système modéré de gouvernement, considéré comme l’ancêtre de la démocratie. Depuis 546 et la chute du royaume lydien, les cités grecques d’Ionie (côte ouest de l’actuelle Turquie) passent peu à peu sous la domination de l’empire perse.
Mais Darius Ier, le « Grand Roi » perse, constatant sans doute que les cités de Grèce constituent un arrière pays encourageant les agitations, il décide l’expédition punitive de 492- 490. La marine perse conquiert les îles grecques, prend Erétrie, et débarque en Attique (région d’Athènes) afin d’attaquer Athènes. Les 10 000 hoplites athéniens menés par Miltiade attaquent alors, font 6400 morts et repartent rapidement à Athènes : c’est la bataille de Marathon de 490. Xerxès Ier organise l’expédition punitive de 480, de plus grande envergure : près de 300 000 hommes selon les historiens associés à une marine de 1207 navires selon Hérodote.
A la bataille des Thermopyles, en 480, le roi de Sparte Léonidas et une petite troupe se sacrifient courageusement pour ralentir la marche perse. Mais les perses prennent la Béotie et l’Attique, Athènes est mise à sac et brulée. Les Athéniens ayant été évacués sur les îles proches, tandis que les citoyens aptes à se battre sont embarqués sur les navires de la coalition grecque. Un an plus tard, malgré les propositions de paix séparées offertes à Athènes, les alliés grecs guidés par Sparte et Pausanias défont les perses à la bataille de Platées, repoussant les troupes terrestres. La bataille du cap Mycale achève la flotte perse en mer Egée. Byzance est prise en 478.
Dans cette course aux îles, Athènes libère puis enrôle toutes les îles grecques précédemment sous domination perse. Elle les enrôle face à la menace, toujours réelle, de la puissance perse en une sorte de « Ligue anti perses ».
Les guerres médiques entraînent un siècle de domination athénienne sur les affaires grecques. Athènes devient le maître incontesté des mers, ainsi que la puissance commerciale dominante, bien que Corinthe reste une rivale sérieuse. L’homme d’état le plus important de l’époque est Périclès.
La richesse d’Athènes attire les talents de toute la Grèce, et donne naissance à une riche classe oisive. Le poète comique Aristophane, les philosophes Aristote, Platon, et Socrate, les historiens Hérodote, Thucydide et Xénophon, le sculpteur Phidias. La cité devient, selon le mot de Périclès, « l’école de la Grèce ».
Les perses cessent d’être une menace. Les nouveaux leaders athéniens, Ephialtès puis Périclès, plus populaires, laissent les relations entre Athènes et Sparte se dégrader. En 431 la guerre éclate entre Athènes et Sparte, soutenues par leurs alliés respectifs. La guerre dure 27 ans, notamment parce que l’affrontement entre la puissance navale d’Athènes et la puissance militaire terrestre de Sparte était difficile.
Sparte a enfin construit une flotte (avec l’aide des perses) capable de rivaliser avec la suprématie maritime athénienne, et trouvé en Lysandre un brillant chef militaire, qui occupera l’Hellespont, passage stratégique pour l’approvisionnement en blé d’Athènes. Menacée de famine, Athènes envoie ses derniers navires contre Lysandre, qui les défait définitivement à Aigos Potamos en 405. Sa flotte perdue, Athènes est au bord de la banqueroute. En 404, Athènes demande la paix, et Sparte dicte de dures conditions. Athènes perd ses murailles, sa flotte, et toutes ses possessions outre-mer. Le parti anti-démocratique, soutenu par Sparte, prend le pouvoir.
La fin de la guerre du Péloponnèse fait de Sparte la maîtresse de la Grèce, mais les conceptions étroites de l’élite militaire spartiate ne conviennent pas à ce rôle. En 395 les rois de Sparte rejettent Lysandre, et Sparte perd sa suprématie maritime. Athènes, Argos, Thèbes et Corinthe (ces deux dernières anciennes alliées de Sparte) s’opposent à la domination spartiate lors des guerres corinthiennes, qui s’achèvent sans vainqueur en 387. La même année Sparte s’aliène l’opinion grecque en concluant le traité d’Antalcidas avec la perse, qui rend les cités grecques d’Ionie et de Chypre. Ainsi sont effacées un siècle de victoires grecques contre la perse. Sparte tente alors d’affaiblir la puissance de Thèbes. Dans la guerre qui s’en suit, Thèbes s’allie avec la vieille ennemie Athènes. En 346 les Thébains en appellent à Philippe II de Macédoine contre les Phocidiens, impliquant pour la première fois les Macédoniens dans les affaires grecques.
Au début du IV° siècle, l’ambitieux roi Philippe II de Macédoine, éduqué à Thèbes, veut jouer un rôle plus important. En particulier, il veut être reconnu comme le nouveau chef des Hellènes pour la libération des cités grecques d’Asie du joug perse. En reprenant les cités grecques d’Amphipolis, Méthone et Potidée, il s’empare des mines d’or et d’argent de Macédoine. Cela lui donne les moyens de ses ambitions.
En 339 Thèbes et Athènes s’allient contre l’influence grandissante de Philippe. Ce dernier attaque le premier, s’avançant en Grèce et battant les alliés à Chéronée en 338. Philippe II essaie sans grand succès de gagner à lui les athéniens par des flatteries et des dons. Mais il est assassiné avant, en 336.
La succession de Philippe échoit à son fils de 20 ans Alexandre, qui s’emploie immédiatement à réaliser les projets de son père. Il entreprend de raviver la tradition athénienne par une victoire sur la perse. Le noyau dur de son armée est constitué par de robustes montagnards macédoniens, mais il multiplie les effectifs et diversifie son recrutement avec des prélèvements de troupes dans toutes les régions grecques. Il enrichit sa tactique en ayant recours à la cavalerie thébaine ou à la guérilla spartiate. Tandis qu4alexandre fait campagne en Thrace, il apprend que les cités grecques se sont rebellées. Dans un vaste mouvement vers le sud, il capture Thèbes puis la rase, ne laissant subsister qu’un seul édifice, la maison du poète Pindare, qui avait jadis fait l’éloge de son ancêtre Alexandre 1er. Ceci a servi de symbole et d’avertissement aux cités grecques désormais obligées d’accepter que sa puissance ne pourrait plus être défiée, tout en sachant qu’il préserverait et respecterait leur culture si elles étaient obéissantes.
En 334, Alexandre passe en Asie, et remporte une victoire sur les Perses au fleuve Granique. Il obtient ainsi le contrôle de la côte ionienne, et fait un cortège triomphal dans les cités grecques libérées. Après avoir réglé certaines affaires en Anatolie, il avance au sud à travers la Cilicie et gagne la Syrie, où il défait Darius III lors de la bataille d’Issos en 333. Darius est maintenant prêt à faire la paix et Alexandre pourrait renter triomphalement en Macédoine, mais il est décidé à conquérir la Perse et à devenir le maître du monde. Il fait route vers le nord-est à travers la Syrie et la Mésopotamie, et vainc Darius à nouveau à Gaugamèles (331). Darius s’est échappé et a été tué par ses propres hommes, et Alexandre se retrouve maître de l’empire perse, occupant Suse et Persépolis sans rencontrer de résistance.
Alexandre avance à marche forcée à travers ce qui est aujourd’hui l’Afghanistan et le Pakistan jusqu’à la vallée de l’indus et vers 326. Il atteint le Pendjab. Il aurait pu descendre la vallée du Gange jusqu’au Bengale si son armée, convaincue d’être arrivée à l’extrémité du monde, n’avait refusé d’aller plus loin. Alexandre rebrousse chemin à contrecoeur, et meurt de fièvre à Babylone en 323.
L’empire d’Alexandre se brise peu après sa mort, mais ses conquêtes changent le monde grec de manière irréversible. Des milliers de grecs voyagent avec lui ou sur ses traces pour s’installer dans les nouvelles cités grecques qu’il a fondées pendant son périple, dont la plus importante est Alexandrie en Egypte. Des royaumes hellénophones sont établis en Egypte, en Syrie, en Perse et en Bactriane. Les connaissances et les cultures de l’est et de l’ouest s’interpénètrent et interagissent. L’époque hellénistique commence.
L’alliance, lors de la deuxième guerre punique, de Philippe V de Macédoine avec Carthage fut un coup de couteau pour les romains. Ces derniers sont appelés à l’aide par Athènes mais aussi par Rhodes et par le royaume de Pergame menacé par la Macédoine. C’est une occasion pour Rome d’accroître sa domination. La Macédoine et de nombreuses villes grecques se soulèvent. La révolte à Athènes est mâtée, Corinthe est détruite et la Grèce devint une province romaine nommée l’Achaïe.

L’empire Moghol en Inde


Les 3 souverains qui ont réinventé L’art !

Entre 1526 et 1707, l’empire Moghol marquera l’interaction entre la civilisation Musulmane et Indienne.
Bâbur, un descendant de Gengis Khan et de Tamerka, met fin au sultanat de Delhi et instaure la dynastie Moghole.
Mais c’est AKBAN son petit fils qui accède la main mise de l’empire sur l’Inde et recherche un point de rencontre entre les religions hindouiste et islamique.il imagine dans cet esprit une architecture indo musulman qu’on trouve dans tout le Rajasthan (nord de l’Inde) avec l’apogée de la ville de Fatehoursiku, devenu depuis une ville autonome.
Son petit fils Shah Johan, élèvera encore le faste de cet art Moghol avec la construction du fort rouge à Jaipur, la grande mosquée de Delhi et surtout le Taj Mahal, d’Agra.

Le troisième fils de Shah Jehan, Aurangzeb, « fou furieux » fait assassiner ses 3 frères en montant sur le trône, met en place un islamisme fanatique, fait décapiter le gourou des Sikhs, (bref un Taliban avant l’heure) et provoque la révolte des hindous, (Sikhs, Marathes et princes Rajpoutes) qui reprennent leur indépendance jusqu’à l’ annexion pour l’empire Britannique des Indes en 1858.

Le Taj Mahal : un mausolée pour l’amour

MYSTERES DE L’ILE DE PAQUES

Un continent perdu ?


Le jour de pâques de l’an 1722, Jakob Roggeven, capitaine du navire hollandais « le Rogeven » décide d’accoster sur l’ile de Davies. Mais avec sa longue vue, il vit « d’énormes statues, des silhouettes colonales comme posées sur des plates formes qui évoquaient des soubassements de palais ou de temples.
Le premier contact avec les indigènes, rustres et illettrés, lui fit comprendre qu’eux-mêmes ignoraient l’origine de ces statues !!!
Que s’est il passé sur cette île ?
D’où viennent ces statues dénommées Moai, qui sont une espèce de « tiki », statues que l’on retrouve sur l’archipel Tahitien ou les îles d’Hawaï ?
Quel culte y vouait-on ?
Quel est leur signification ?
Comment les a-t-on construite et surtout érigées, puisque certaines atteignent plus de 16 m de haut pour 80 tonnes, et qu’il n’ya pas d’arbre sur cette île pour les transporter ?
Tels sont quelques uns des nombreux mystères de l’île de Pâques !
En 1774, James Cook le célèbre pirate anglais découvrit les Moai et eut cette réflexion :
« comment ces insulmanes au nombre de 700, privés d’outils, d’habitations et de vêtement, tous occupés de se trouver des aliments et de pouvoir à leurs premiers besoins ont-ils pu construire des plates formes qui demanderaient des siècles de travail ? Et comment ne connaissant en aucune manière les puissances de la mécanique auraient ils pu ériger ces têtes si passives ?

Les caractéristiques des Moai


On en trouve nulle part ailleurs dans le monde et ils sont tous tournés vers l’intérieur de l’île à une exception notable, le AHV AKIVI, alignement de 7 Moai qui regardent en direction de l’océan et que les chercheurs ont pu comprendre être orientés vers la direction des îles marquises, d’où seraient venu les 7 premiers explorateurs de l’île !
Autre fait marquant, leur regard porte vers le ciel !
Et lors de leurs édification, toutes les têtes portaient le PUKAO (coiffe au sommet de leur tête) : le matériau utilisé pour cette coiffe ne provient pas du même volcan, puisqu’il s’agit d’une pierre rouge provenant de la face ouest de l’île (les coiffes étaient donc travaillées sur place puis transportées !)

Quelle est donc la signification de ces Moai ?


Fonctions religieuses, statues dressées à la prière et à l’adoration ?
D’autre y voient le symbole de la protection, raison pour laquelle elles sont tournées vers l’intérieur de l’île.
Les Moais attestent de la présence de l’homme : se pose alors la question de savoir qui à partir de l’an 500 environ aurait débarqué sur cette île de 165 km2 (1,5 fois la superficie de Paris) Des études scientifiques basées sur l’ADN tendent à prouver que l’île aurait été peuplée par le polynésien.
Mais d’autre éléments plaident en faveur d’une présence d’origine sud américaine = les Moais n’ont pas les traits de visages de Polynésien = nez aquilin, lèvres fines, fronts hauts et bombés.
Ils rappellent beaucoup plus les Péruviens.

Les grandes oreilles et petites oreilles


En faite l’histoire de l’île fait état de la présence de 2 castes différentes au 16ième siècle : les grandes oreilles, bâtisseurs de statues et les petites oreilles, réduits en esclavage par les grandes oreilles.
En fait il y aurait eu deux vagues migratoires distinctives, et les Incas chassés par Cortès se seraient enfin dans le pacifique, atteignant l’île de Pâques.
Les incas portaient des pendentifs d’où le nom des longues oreilles.
De plus, nombre de statues Incas ont les mêmes traits que les Moais.
Enfin les constructions sur l’île de Pâques correspondent aux mêmes vestiges que ceux De Cuzco la capitale Inca située à 25 km du Macchu Picchu
Vers 1300, la civilisation pascuane atteint son apo = 15000 habitants, date estimée du début de la construction des Moais à partir des carrières de Basalte des flancs du volcan Reno Karaku, à l’est de l’île.
Tout le monde s’accorde à dire que l’île était couverte d’une vaste forêt, mais que l’utilisation de bois pour faire rouler ces immenses statues et les ériger auraient détruit la forêt d’où le piège = plus d’arbres, plus de bois, de bateaux, donc plus de pêche donc plus de nourriture ! S’ensuit alors une guerre entre les clans qui connait sa phase aigue en 1680 = les petites oreilles exterminent les grandes oreilles et décident de faire disparaitre toutes trace de l’ancien temps d’où des statues encore en constructions abandonnées ou certaines mises au sol (aujourd’hui seulement 500 sont debout sur 1200 construites au total)
Le cannibalisme apparait pour survivre et les maladies importées par les hommes finissent de dépeupler l’île de Pâques

La signification du mot RAPANUI

En langage Pascurien, le Pongo Pongo, dont il existe des tablettes (qui ressemblent à celles de survie) RAPA NUI signifie « Nombril du monde »
Situé à 4100 km de Tahiti, à l’ouest, à 3700 km des côtes du Chili à l’est, 5000 km de l’Argentine du sud et 4000 km des Galápagos au nord, l’île de pâques est un minuscule confetti posé sur le Pacifique.
Mais tous les astronomes tendent à confirmer que dans cette région du monde, les alignements stellaires correspondent aux positions des Moais
D’autant plus qu’une pierre magnifique située au nord de l’île, qui est chaude en permanence, affole toutes les boussoles, créant bun vortex magnétique inexpliqué
D’ailleurs la NASA a installé une station pour expliquer le phénomène

Le culte de l’homme oiseau

Au mois de juillet, à Orongo, au sud de l’île, village construit au bord d’une falaise, culminait l’élection du leader le Tangata Manu, de toute l’île pour une année ce culte est lié au dieu Make Make

Les concurrents s’élançaient de cette falaise, parcouraient à la nage les 2 km qui les séparaient de l’îlot MOTU NUI, prenaient un oeuf que les oiseaux pondaient à cette période là sur l’îlot, et qui le 1er qui ramenait un oeuf intact avait gagné (sachant que les concurrents pouvaient ce battre, se couler, écraser l’oeuf d’un concurrent, etc… !) L’homme oiseau se rasait le crâne, les sourcils et les cils, afin d’être reconnu de tous, et devenait le leader pour 1 an. Puis il allait vivre seul dans une hutte pendant une année, ayant pour seule compagnie un IVI ATUA, un grand prêtre.

Le Maua

Culture polynésienne et bien sur celle de l’île de Pâques croit aux cultes des ancêtres (que l’on retrouve dans les Tiki et le Maua immense statue de dieu), le pouvoir surnaturel qui anime le fonctionnement des AKIKI ( AKIKI MAN le roi spirituel, AKIKI PAKA leschefs de clan) et des IVI ATUA, les grands prêtres.
Le Mana est l’équivalent du prana en Inde et du Chi en Chine.

Le continent de Mu ?


Quelques mystiques, ou « personnes très éclairées », pensent que l’île de Pâques est le vestige de l’ancien continent disparu, la Lémurie, ou continent de Mu.
La Lémurie se serait étendue de la Nouvelle Zélande actuelle à l’archipel Hawaïen et jusqu’à l’île de Pâques !

Qu’en penser ?


Juste trois anagrammes à partir de mon nom OLIVIER MADELRIEUX pour lancer les hypothèses :

OLIVIER MADELRIEUX :

  1.  VOIR I LIER L’AXE DE MU

  2.  DE MU OLIVIER RELIA X

  3.  X : MAORI DELIVRE URIEL !


(un des 4 archanges, celui de la terre !)
SANS COMMENTAIRE !

LES VIKINGS


QUI SONT LES VIKINGS, A QUELLE EPOQUE ONT-ILS
EXISTES ET DANS QUELS PAYS ONT-ILS VECUS ?

Tout le monde les connaît comme des conquérants. Déjà en 793 des hommes grands et blonds ont débarqué en Angleterre comme pillards. Ils se sont donnés le nom « les Vikings » tout seuls. Cette expression vient probablement du mot « vika » (on peut le traduire par « aller à l’aventure »). Ils venaient de la Scandinavie et y vivaient déjà au 8ème siècle. La plupart venaient de Norvège et de suède et les autres du Danemark. Leur langue était le Norrois. Ils avaient des flottes très fortes et étaient des marins excellents.

POURQUOI SONT-ILS PARTIS DE CHEZ EUX ?


Parce que la population augmentait, il y avait plusieurs chefs qui voulaient régner sur le pays. Au début, ils se sont combattus, puis ils ont décidé de chercher de nouveaux pays. En plus, ils ont fait un grand progrès dans la navigation. Ils étaient de très bons marins et avaient des bateaux très forts. Ca leur permettait de partir par la mer. De plus, ils avaient aussi le goût pour l’aventure. Mais les raisons les plus importantes étaient les problèmes des agriculteurs et les difficultés dans les familles. Pour avoir des récoltes abondantes, le climat était trop froid. Et s’il y avait des héritages, c’était seulement l’aîné qui héritait.

POURQUOI SONT-ILS APPELES LES NORMANDS ?


A cause des déplacements fréquents des vikings en France, on pouvait penser qu’ils ne voulaient pas vraiment s’installer.
Au début du 10èmè siècle ils ont ravagé le royaume sans arrêt. En 911, Charles III, le roi de France, a eu une idée pour mettre fin à ces attaques. Il a proposé à Rolf, aussi nommé Rollon, qui était un des chefs des Vikings de lui donner un territoire pour s’installer. Rolf était d’accord et respectait les conditions.
Finalement la région qui se trouve autour de Rouen devenait le « duché de Normandie » et les habitants « les normands » parce qu’ils sont venus du nord.

POURQUOI SONT-ILS APPELES LES RUSSES ?

Quand on pense à leur caractère brutal, on ne peut pas croire qu’ils étaient aussi des commerçants. Mais en 980, c’était l’intérêt commercial des Vikings suédois qui les a menés vers le sud-est, où ils ont finalement fondé la Russie. Ils espéraient trouver de nouvelles marchandises comme des fourrures mais aussi des esclaves dans la région où se trouve actuellement la Russie. Ils voulaient rejoindre les grandes routes commerciales en suivant les grands fleuves vers le sud. Comme çà, ils on trouvé la route de la soie et les marchés de l’orient. Les habitants de cette région (ils s’appelaient les Slaves) ont donné aux Vikings le nom de « Russes ». C’est un mot finnois (de la Finlande) qui désigne les Scandinaves. Cette appellation a traversé les siècles et a donné au territoire son nom. C’est comme çà que la Russie fut fondée.

LEURS HABITS ?


Les hommes sont vêtus de manteaux qu’ils mettent sur leurs épaules de façon à avoir leurs mains libres. Chaque homme porte une hache, un poignard et une épée.

LES DRAKKARS


Les drakkars, ce sont des bateaux, les bateaux que les Vikings ont inventés eux même. D’ailleurs, ils ont mis plus de mille ans à les mettre au point. Les plus grands pouvaient atteindre 80 mètres, la plupart mesuraient 24 mètres de long. Leur mat s’élevait à 18 ou 20 mètres de haut, soutenant une voile de plus de 100 mètres carrés. Ils ont inventé le gouvernail, ils n’avaient pas que des voiles ils avaient aussi des rames. Ces bateaux étaient très perfectionnés, ils pouvaient aller en pleine mer alors que les autres étaient obligés de longer les côtes parce que leurs bateaux n’étaient pas surs du tout. Les drakkars étaient très modernes pour l’époque et pour maintenant aussi. D’ailleurs, ils ressemblent au trimaran.

LES VIKINGS ETAIENT-ILS LES MEILLEURS MARINS ?

Les Vikings ont atteint par la mer des régions et des pays que personne n’avait jamais abordés avant eux. Les Vikings, eux, se sont aventurés en pleine mer. Pourtant ils ignoraient la boussole et tout autre instrument de navigation. Mais, de génération en génération, les Vikings se transmettaient leurs connaissances.

QUELS ETAIENT LES DIEUX DES VIKINGS ?

Odin, le dieu le plus puissant, dieu de la magie et de la victoire, il surveillait les autres dieux et les hommes, grâce à ses deux corbeaux parcourant le monde. Il y avait aussi Frigg, l’épouse d’Odin, elle était la déesse de l’amour. Et Thor, le dieu du tonnerre, il protégeait les hommes contre les géants, le froid et le feu. Tous les dieux habitaient Asgard, une haute montagne au centre de l’univers. Au sommet d’Asgard, se trouve « Walhalla ». C’est là que les Walkyries conduisaient les Vikings morts au combat. A certains moments de l’année, les Vikings célébraient leurs dieux, avec de long cortèges, des festins et sacrifices d’animaux.

ERIK LE ROUGE ET LE DEBARQUEMENT DU GROENLAND


C’est au 8èmè siècle, que les premiers Vikings norvégiens ont quitté la Scandinavie. En 886, il y avait un viking norvégien qui voulait découvrir des nouveaux pays dans l’ouest. Cet homme, qui s’appelait, à cause de la couleur de ses cheveux, Erik le rouge, avait un caractère très difficile. Il aimait se battre quand il était petit et çà n’a pas changé en grandissant. Il résolvait ses problèmes et les injustices à sa façon, et un jour même, il a tué. Donc, il a été, selon la loi des Vikings, chassé d’Islande. Puis il a voulu réaliser son rêve et a commencé à chercher la terre dont les scaldes parlaient quand il était jeune. En 981 il y est arrivé. C’était un grand pays qu’il a nommé.

QUELLE EST L’ORIGINE DES PEUPLES NOIRS SI DONC ADAM ET EVE ETAIENT BLANCS ?


Au milieu du XIXe siècle, les travaux scientifiques de Charles Darwin mirent en doute cette idée selon laquelle un dessin divin se trouvait à l’origine de la création et régissait l’ensemble de l’univers. Au fait, dans son ouvrage intitulé de l’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle, publié en 1859, Darwin affirme que le monde est le résultat d’une lutte pour la survie plutôt qu’une création que dieu a soigneusement planifiée. Selon la théorie darwinienne de la sélection naturelle, dans un contexte de compétition pour des ressources limitées, les plus faibles vont disparaître tandis que les plus forts et les mieux adaptés à leur environnement survivront et transmettront leurs gènes. De nos jours, je dois avouer que la théorie de Darwin a bouleversé notre vision du monde. En faisant empiriquement une lecture comparée de ces deux théories : l’évolutionnisme et le créationnisme, il est plus facile de comprendre la théorie qui est scientifiquement prouvée, celle qui démontre comment la création a été faite à partir de l’évolution des espèces. Qui sait si Adam et Eve pouvaient très bien avoir la peau métissée de sorte que leurs descendants avaient différentes couleurs. De nos jours, la génétique prouve qu’en une génération, la personne peut avoir des descendants de couleur de peau couvrant le panel complet de blanc clair à noir foncé. Je ne voudrais pas parler de la race car, sur la terre il y a une seule race, celle des hommes tout court. Déjà dans la Genèse 10,6-14, on retrouve les traces des peuples noirs descendants de Noé. Il est bien difficile de le prouver par la simple lecture de ce passage qu’ils étaient noirs. Mais, il serait aussi clair d’affirmer avec la bible que Cham, un des fils de Noé était noir, ce qui justifie la présence du peuple noir dans la partie est de l’Afrique, précisément en Egypte (verset13). Mais que dire de l’esclavage des noirs dans l’histoire, était-ce l’accomplissement de la malédiction faite par Noé à son fils Cham ? (Genèse, 22-27) ou une démonstration des forces des colonisés face aux damnés de la terre ?

QUESTIONNEMENT SUR L’ORIGINE DES PEUPLES AFRICAINS :
L’EGYPTE ANCIENNE ETAIT BELLE ET BIEN NOIRE


Ils sont certes différents aujourd’hui de par la couleur de leur peau, mais les peuples égyptiens n’en demeurent pas moins négro-africains à leurs origines. S’il y avait un doute sur l’origine nègre de l’Egypte ancienne, il s’est maintenant dissipé. La thèse selon laquelle, l’Egypte ancienne était noire est presque adoptée et acceptée par tous. Les avis défendus pendant le colloque au sujet de l’origine des Egyptiens, corroborent les études du Professeur Cheik Anta Diop, qui ont montré que des échantillons prélevés des momies, contenaient de la mélanine, parlant de l’homme qu’il a connu pour l’avoir pratiqué et côtoyé.

LE PEUPLEMENT DE LA TERRE
L’ENVIRONNEMENT

Il y a six millions d’années, débute un âge glaciaire, dans lequel nous sommes encore actuellement. Chacune de ces époques se décompose en cycles glaciaires ou périodes glaciaires-interglaciaires, de 100 000 ans environ. Chaque cycle est constitué d’un couple glaciaire-interglaciaire, le premier de 80 000 à 85 000 ans, le second étant beaucoup plus court de 15 000 à 20 000 ans. A l’intérieur d’un cycle on constate des phases glaciaires de 10 000 ans et des épisodes de 1 000 ans.
Une grande partie de l’Amérique du nord et de l’Europe du nord ont été périodiquement recouvertes par une immense masse de glace, qui à certaines époques, s’est étendue jusqu’aux grands lacs actuels en Amérique, et jusqu’à Lyon pour l’Europe.

L’EXPANSION D’HOMO ERECTUS


Ce premier exode des hominidés hors d’Afrique par Homo Ergaster ou par une espèce très proche, même si sa date reste incertaine, se serait produit il y a environ 1,5 à 1,7 millions d’années. Bien différent de l’Homo Habilis, ce nouvel être utilisait des outils bien mieux adaptés, ceux de la civilisation acheuléenne, et surtout, il avait domestiqué le feu. Cela lui permettait de mener une existence nomade de chasseur-cueilleur.

LA 2° MIGRATION, CELLE D’HOMO SAPIENS


Il y a 150 000 ans, un groupe humain vivait au centre de l’Afrique. Il n’y a que deux routes pour sortir de l’Afrique subsaharienne et aller en Asie, l’une en suivant le corridor du Nil à travers l’Egypte vers le levant , et l’autre en traversant l’embouchure de la mer rouge, puis en suivant les côtes d’Arabie vers le Yémen et Oman. Les déserts syriens et arabiques séparent l’Asie du sud, du levant et de l’Europe. Donc prendre la route du nord signifie que les émigrants ne peuvent qu’aller plus au nord, vers l’Europe et le Caucase. Prendre la route du sud oblige à continuer le long de la côte de l’océan indien vers l’Inde et l’Australie.
(Traduction de l’article faite par Mme Nicole BOUANT)
Ce schéma résume ces différents points de vue :

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L’Europe quant à elle a vu apparaître Homo Sapiens, né en Afrique et venu du Proche Orient, vers – 45000 ans. Nous en sommes les descendants.

COMMENT L’HOMME MODERNE A-T-IL CONQUIS LE MONDE ?


Une origine africaine…

S’il existe plusieurs théories de l’expansion des Homo vers l’homme moderne, la plupart des scientifiques se rejoignent sur quelques points de repères. Tous d’abord, l’Homo Habilis, notre plus vieil ancêtre identifié (3 millions d’années) est situé dans le berceau africain. Il est suivi de l’Homo Erectus qui a émigré une première fois de l’Afrique vers l’Asie il y a 2 millions d’années… puis une deuxième fois vers l’Europe 1 million d’années plus tard. Entre – 500 000 et – 200 000 ans, on constate que les fossiles retrouvés en Afrique sont tous en voie de « sapientisation ». Autrement dit les Homo erectus évoluent vers l’homme moderne. Il y a 100 000 ans, c’est en Asie et au Moyen Orient que l’on trouve ce type d’évolution vers l’Homo Sapiens. Il n’apparaît en Europe que vers – 40 000 ans : c’est l’homme de Cro-Magnon.
Tous ces fossiles retrouvés font l’unanimité… et les méthodes de datation permettent d’assurer la présence de telle espèce, à un endroit et un moment donné.
Darwin avait eut l’idée révolutionnaire de considérer que tous les êtres humain partageaient un ancêtre commun avec les grands singes suite à l’observation de leurs comportements et des indices anatomiques qu’il avait relevé chez quantité d’espèces. Aujourd’hui les outils modernes de datation fondés sur les mesures de variations des séquences d’ADN des mitochondries, la radioactivité du carbone et l’analyse morphologique comparée confirment cette orientation.

LA RUSSIE DES TSARS



Des origines à la Russie Kiévienne


Etablis en Europe vers 800 avant J.C., les Slaves sont repoussés au centre de la Russie par les Scythes installés au nord de la mer noire. Tribu de cavaliers chassés à l’ouest par la Chine, les Scythes commerçaient avec les Grecs et, contrairement à eux, connaissaient l’usage de la selle. Un autre peuple asiatique nomade, les Sarmates, envahit la Russie méridionale vers 200 avant J.C. Quatre siècles plus tard, la tribu germanique des Goths étend sa domination jusqu’en mer noire. Convertis au christianisme vers 300, ils sont repoussés à l’ouest en 360 par les Huns et envahissent l’Europe occidentale. Alors que les Huns finissent par se replier dans le sud de la vallée du Don, les Slaves commencent leur expansion jusqu’aux rives de l’Elbe et du Danube. En 550, la tribu tatare des Avars atteint l’Europe et aide l’empereur byzantin Justinien dans sa lutte contre les Slaves. La tribu asiatique des Khazars envahit la région vers 650 et apporte une certaine stabilité en développant le commerce entre l’orient et l’occident ainsi qu’une législation. Empêchant la diffusion de l’islam et contrôlant les routes commerciales, ils font preuve d’une certaine tolérance religieuse et encouragent le développement des villes.

Durant ces périodes d’invasion, les Slaves se dispersent : les tribus occidentales deviendront les Moraves, les Polonais, les Tchèques et les Slovaques ; Les tribus méridionales les Serbes, les Croates, les Slovènes et les Bulgares ; les tribus orientales, les russes, les Ukrainiens et les Biélorusses.

Le monde russe médiéval est composé de groupes slaves épars qui ne s’organisent pas avant le IXe siècle, au contact des Scandinaves avec qui ils commercent depuis le siècle précédent.

Les Varègues


Les voies navigables russes, routes commerciales entre la Baltique et la mer noire ouverte vers Constantinople et l’orient, suscitent la convoitise des commerçants vikings (varègues en russe) qui y fondent Novgorod avant de transférer leur capitale plus au sud, à Kiev, au milieu du Ixe siècle.

Varègues donne naissance à l’entité Rous (du finnois Ruotsi « suédois » ?). Comme la France, la Russie tient donc son nom de l’ethnie étrangère qui la dirigea et structura les institutions politiques.
Les princes Riourikides, du nom de l’ancêtre mythique Riourik mort en 879, règnent sur la Russie kiévienne entre 880 et 1054.
La domination varègue se consolide en intégrant les différentes tribus de la région, la succession filiale (et l’assassinat familial quand il y a plusieurs héritiers) garantissant l’unicité du territoire légué d’une génération à l’autre.

Orthodoxie


Païens, les princes slavo-varègues ont besoin de l’appui d’une religion d’état pour asseoir leur pouvoir. Les élites des puissances voisines ont adopté l’islam (Bulgares de la Volga), le judaïsme (les Khazars) ou le christianisme oriental (Bulgares du Danube, Slaves du sud). En 988, selon la chronique des temps passés, le prince Vladimir, après avoir examiné les autres religions monothéistes, se convertit au christianisme oriental, ébloui d’après la légende par les fastes de Byzance qu’on lui rapporte. La conversion a plus vraisemblablement une explication culturelle et politique :
- la présence antérieure du christianisme byzantin sur le sol russe partiellement évangélisé par les moines grecs Cyrille et Méthode qui ont introduit l’alphabet grec au Ixe siècle. Ainsi Olga, la mère du prince Vladimir, s’est convertie en 957.
- Les tensions intérieures d’un empire byzantin prestigieux auquel Vladimir fournit une assistance militaire. L’alliance avec Byzance est concrétisée par le mariage de Vladimir avec Anne, soeur de l’empereur byzantin, et le baptême des Kiéviens. En 1448, l’église orthodoxe russe devient autocéphale (le métropolite de Moscou est élu par le clergé russe et non plus désigné par Constantinople), profitant de la déliquescence de l’empire byzantin qui s’effondre en 1453.
A la mort du fils de Vladimir, Iaroslav, en 1054, la Russie kiévienne est la plus grande fédération en Europe. Les cinq fils di Iaroslav se partagent le territoire, selon les règles successorales scandinaves qui attribuent aux différents enfants un apanage, tradition toujours plus ou moins respectée depuis Riourik mais « corrigée » par l’assassinat ou la disparition des héritiers gênants. La monarchie de fait se transforme en oligarchie de princes parents qui règnent sur diverses principautés : Kiev, Novgorod, Vladimir puis, plus tard, Moscou, qui prendra l’ascendant sur les autres.

Les Tatars


En 1223, les princes russes subissent de lourdes pertes durant la bataille de Kalka les opposant à une première vague de cavaliers mongols. Cependant les « vainqueurs » se contentent d’une mission de reconnaissance et regagnent la steppe. La deuxième vague d’invasion est fulgurante : en 1237, les troupes mongoles dirigées par Batu, le petit-fils de Gengis Khan et neveu du successeur de ce dernier, Ogoday, déferlent sur la Russie Kiévienne intégralement soumise en 1240, même si la principauté de Novgorod n’est pas envahie. Batu établit en 1242 sa capitale à Saraï, sur la basse Volga et fonde la Horde d’or, relativement indépendante de l’empire mongol.
La domination tatare est d’ordre économique, les Russes doivent payer un tribut en fourrures et argent mais la Horde d’Or maintient au pouvoir la dynastie qui règne sur les différentes principautés. Les Tatars assurent leur pouvoir politique en jouant sur les rivalités de la dynastie régnante et en attribuant le yarlik (privilège) au prince de leur choix.
Les descendants d’Alexandre Nevski, princes de Moscou, prennent peu à peu l’ascendant sur les autres principautés russes en monopolisant la perception du tribut tatare et, en 1328, le siège de l’église déménage de Vladimir à Moscou.
Si le prince Dimitri Donskoï, qui règne entre1359 et 1389, est victorieux d’un chef tatare rebelle lors de la bataille mythique de Koulikovo en 1380, les rapports de force ne s’inversent vraiment que sous Basile II (1425-1462) et surtout sous le règne de son fils Ivan III (1462- 1505). Il faudra encore près d’un siècle pour anéantir complètement la puissance mongole, affaiblie par des divisions internes.

Ivan III aux premiers Romanov


Premier souverain russe à faire reculer une armée tatare en 1480, Ivan III est aussi celui qui conquière les autres principautés, y compris les indépendantes Tver et Novgorod, annexé par Moscou en 1478. L’expansion territoriale est comparable à celle du siècle précédent.
Reprenant à son compte l’héritage byzantin, Ivan IV est le premier souverain russe à être couronné tsar en 1547, à l’âge de dix sept ans. Ivan III et Vassili III, grand père et père d’Ivan IV, ont déjà occasionnellement utilisé ce titre dérivé de « césar » et réservé jusqu’alors à l’empereur de Byzance mais aussi au khan mongol et à dieu.
Le territoire sur lequel règne Ivan IV est dix fois plus grand qu’un siècle auparavant. L’expansion vers l’est au détriment des mongols se poursuit : la ville de Kazan est prise en 1552 puis le khanat d’Astrakhan en 1556, ouvrant l’accès à la Sibérie et à l’orient. Il connaît en revanche de cuisantes défaites à l’ouest (les actuelles Lettonie et Estonie, soutenues par la Suède et la Pologne).

Michel, le premier Romanov 1613-1645

La crise dynastique qui fait suite à la mort des héritiers d’Ivan IV porte au pouvoir en 1598 Boris Godounov, beau frère du dernier tsar. Débute alors une période appelée « le temps des troubles » pendant laquelle se succèdent faux tsars, révoltes populaires et invasions étrangères. La Pologne et la Suède sont particulièrement actives, tentant d’imposer « leur tsar » sur le trône de Russie. Le 7 février 1613, le Zemski Sobor, assemblée représentative sans réel pouvoir convoquée pour la première fois par Ivan IV en 1550, élit un nouveau souverain. Michel Romanov, issu de la famille de la première épouse d’Ivan IV. Prenant la relève de la dynastie des Riourik qui gouverne depuis toujours, la dynastie Romanov règnera jusqu’à la révolution de 1917.

Nicolas I


Alexandre 1er, en dépit d’une alliance signée avec la France en 1807, combat Napoléon qu’il met en déroute lors de la terrible campagne de Russie en 1812, les troupes russes allant jusqu’à occuper Paris. A sa mort en décembre 1825, Nicolas I lui succède et doit faire face à un coup d’état organisé par de jeunes officiers de la garde impériale.
Nicolas 1er instaure alors un régime très répressif, caractérisé par une police politique intransigeante crée en 1826 au sein de la troisième section. Nicolas 1er s’illustre également dans la lutte contre les nationalismes naissants dans le reste de l’Europe centrale et orientale, ce qui lui vaut le surnom de « gendarme de l’Europe ». Son règne s’achève par le désastre de la guerre de Crimée (1854-1856). La Russie est vaincue par une coalition réunissant l’empire ottoman, la Grande Bretagne et la France.

Alexandre II


Le tsar Alexandre II succède à son père en 1855 et s’engage dans une ambitieuse politique de réformes qui débouche en 1861 sur l’abolition du servage. La conquête de l’Asie centrale se poursuit avec la prise de Samarcande en 1858 et celle de Tachkent en 1865. Les réformes constitutionnelles sont à peine en train d’émerger quand le tsar est assassiné par des révolutionnaires en mars 1881.

La fin du tsarisme


L’okhrana, police politique crée au lendemain de l’attentat contre Alexandre II, exerce une répression sans pitié sur les libéraux qui se radicalisent et les révolutionnaires. A la veille de la première guerre mondiale, le pays connaît de gigantesques grèves. En 1917, l’immobilisme du régime et les lourdes pertes de la guerre conduisent à la révolution de février, le tsar abdique le 15 mars (calendrier occidental) en faveur de son frère le grand duc Michel. La république libérale tombe le 25 octobre 1917 avec la prise de pouvoir des bolchéviques. Alors que l’issue de la guerre civile est incertaine, Nicolas II est assassiné avec sa famille le 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg, sur ordre du soviet local (et sans doute de Lénine lui-même).

Qui sont les Celtes ?



« Les celtes » désignent un ensemble de peuples de langues et de cultures s’étageant sur trois millénaires depuis la vallée du Danube jusqu’à la Grande Bretagne. L’extension des Celtes atteint l’Asie mineure (« les fameux Galates »), l’Espagne, l’Ecosse et l’Irlande. Menacent Rome depuis la « gaule cisalpine » sont asservies par elle ou repoussées au-delà des alpes. Puis la gaule devient « gallo-romaine », la Grande Bretagne subit une influence moins forte de Rome après laquelle repoussera une nouvelle culture celte. Les grands bretons sont repoussés dans l’ouest, au Pays de galles et en Cornouailles. De là ils passent en Armorique où ils établissent la Bretagne. Le reste de l’Europe continentale est romanisée, puis subit les diverses invasions germaniques, slaves, hongroises et danoises.
Les celtes constituent une civilisation protohistorique de peuples indo-européens, qui se définissent par l’usage de langues celtiques et par certains particularismes culturels. Ils ont jadis été présents sur une grande partie du continent européen et en Asie mineure. Une succession de conquêtes et de migrations les mènent jusqu’en Galatie, en Asie mineure. La civilisation celtique disparaît par acculturation après les conquêtes romaines puis leur soumission à l’empire romain au 1er siècle avant notre ère, hormis dans les îles britanniques et particulièrement au Pays de galles, en Ecosse et en Irlande.
Selon Hérodote, les Celtes habitent les régions qui vont de la péninsule ibérique à la Roumanie en passant par la France, le nord de l’Italie, l’Allemagne, la Bohème (traditionnellement reconnue comme étant la région d’origine des Celtes), la Moravie, la Slovaquie, la Serbie, l’Autriche où la présence de populations à caractère celtique est attestée, et la Hongrie.

Jules César mentionne ainsi les Celtes : « La gaule se divise en trois parts, l’une habitée par les Belges, une autre par les Aquitains qui sont les seuls à être cultivés et élégants, et la troisième par ceux qui se nomment dans leur propre langue Celtes et dans la nôtre Gaulois. »

Que reste-t-il aujourd’hui de ce portrait des Celtes, que les écoliers romains et grecs devaient apprendre : « Alliés imprévisibles et peu fiables, souvent trop ivres ou paralysés par une peur superstitieuse pour combattre (…), les Celtes étaient par-dessus tout des barbares, des hommes d’une nature autre, cruelle et sauvage » (cité par Barry Cunliffe dans les Celtes). Ces traits de caractère peu avantageux semblent bien loin des Bretons et autres Irlandais d’aujourd’hui.

Non, le Celte n’était pas (seulement) ce grand soiffard amateur de bière et de biniou. Exit les clichés et simplifications abusives tentons de rassembler quelques points communs aux Celtes, qu’ils viennent des Asturies, d’Ecosse ou encore de l’île de Man.

LES FETES DRUIDIQUES CONTEMPORAINES


Les recherches historiques et archéologiques permettent de mettre en évidence que les Celtes célébraient quatre fêtes liées aux cycles des saisons et aux rythmes agraires. Il s’agit des fêtes de Saman, Imbolc, Beltan et Lugnasad. Ces fêtes qui célébraient la nature et la fécondité, étaient symbolisées par les différents dieux et déesses du panthéon celtique. Dans ce panthéon, la déesse mère tenait une place prépondérante. D’autre part, une importante proportion des mégalithes occidentaux présentent une orientation liée aux solstices ou aux équinoxes. Ces fêtes associées aux périodes de l’année et à l’environnement naturel, correspondaient de façon si profonde avec les fondements archétypaux de l’être humain qu’une religion venue des sables du désert ne pût éradiquer complètement.

Je vous propose de découvrir la spiritualité druidique contemporaine à travers le calendrier des fêtes et au travers de quelques éléments permettant d’appréhender d’une façon différente le déroulement du temps tout au long de l’année. Mais avant d’aborder les fêtes proprement dites, il est intéressant de revenir sur quelques notions de temps.

Année : Le mot année a la même racine étymologique que anneau : il suggère le retour cyclique des saisons et des mois. L’année est symbolisée par le cercle et par le cycle. La signification des différents mois de l’année coïncide avec celle du zodiaque.

Mois : A l’ origine, c’est une période entre deux lunaisons. En anglais, Moon (lune) et Month (mois) ont la même racine.

Jour : Les babyloniens ont divisé le jour en 12 paires d’heures. Les romains distinguaient le jour et la nuit qui avaient chacun 12 heures.
Janvier : Pour les romains, c’est le mois de Janus (ou Dianus), le dieu aux deux visages, l’un noir, l’autre blanc. Il est le gardien des portes et a pour attribut un bâton de portier et des clés.

Il est le symbole de l’entrée et de la sortie, du début et de la fin. Il implique donc une notion de seuil et c’est pourquoi il représente le passage de l’ancienne à la nouvelle année. Si l’on n’a pas fait, entre septembre et décembre, le bilan de l’année écoulée et le travail de mort à certains aspects de soi-même, on peut avoir un mois de janvier éprouvant. Il est aussi la personnification des couples d’opposés, introversion/extraversion, méditation/action, intérieur/extérieur. Il est le Maître des « deux voies ».

Février : Vient de « februarius » qui signifie mois de la purification. Cette purification trouve une expression profane au début du mois dans le carnaval dont une des étymologies vient de l’italien Carne Levare et qui veut dire supprimer la viande. Pendant la semaine du carnaval, on se déguise pour fêter la renaissance et on a pour roi un fou (on fait les fous pour ne pas l’être). Un dicton populaire dit que le 2 février, l’ours sort de sa tanière afin de voir le temps qu’il fait. S’il fait clair, il retourne à son hibernation. « Il fait clair » signifiant que l’on est en lune montante. L’ours attend la pleine lune suivante pour sortir de sa tanière et annoncer ainsi l’arrivée du printemps.

Le dernier jour, le mercredi des cendres, on brûle Carnaval à travers une effigie (mannequin, cercueil…) qui peut symboliser le « vieil homme » qu’on brule. C’est le sacrifice du « vieux Roi fatigué » pour qu’il laisse la place au « jeune prince ». C’est aussi une manière de symboliser la mort de l’hiver au moment ou la nature manifeste sa renaissance. Les cendres représentent aussi la matière abandonnée par le feu vital et spirituel. Elles évoquent la mort, mais la mort des apparences, du paraître.

La version chrétienne de la purification se traduit par le jeûne du Carême.
Mars : C’est le mois du dieu de la guerre, du gardien des champs et des moissons. Il est aussi le dieu de la jeunesse, il favorise la poussée de la sève. Les opérations militaires étaient à nouveau possibles à partir de cette période.

Avril : Du latin Aprilis. C’est le mois d’Aphrodite. Associée à la végétation et au retour des saisons, elle symbolise les forces irrépressibles de la fécondité, non pas dans leurs fruits, mais dans le désir passionné qu’elles allument chez les êtres vivants. On peut distinguer chez elle deux aspects : l’Aphrodite « populaire » qui assure la reproduction et la continuité de l’espèce, et l’Aphrodite « céleste » qui appelle l’âme à regagner son origine divine. Mai : Vient de Maïa, image de la déesse-mère qui apporte la nourriture aux hommes.

Juin : De Junius. C’est le mois de Junon, épouse de Jupiter. Elle symbolise le principe féminin, la force de fécondité. L’étymologie de Junon se retrouve également dans Juvenis : l’homme jeune à l’apogée de sa vigueur.

Juillet : Ce mois a été nommé ainsi en l’honneur de Jules César qui a établi le calendrier Julien en 47 avant J.C.

Août : Mois de l’empereur Auguste, successeur de Jules César. Le mois d’août a également 31 jours comme celui de juillet, car le mois d’Auguste ne pouvait avoir moins de jours que celui de César…

Solstice d’hiver : Le Nord, la Terre, l’Ours …

Equinoxe de printemps : L’Est, l’Air, l’Oiseau…

Solstice d’été : Le Sud, le Feu, le Cerf…

Equinoxe d’automne : L’Ouest, l’Eau, le Saumon…

Pour les celtes, tout commençait par une gestation. La nouvelle journée, par exemple, commençait la veille au soir. C’est donc tout naturellement qu’ils ont placé le commencement de la nouvelle année au début du mois de novembre, avec la fête de Saman.

Aux IIe – Ier siècles avant notre ère, les celtes sont soumis sur le continent à la pression conjuguée des Germains à l’est, des Romains au sud et à la poussée de l’empire dace (jusqu’à son effondrement vers 35 avant J.C. qui permet l’installation des celtes en Norique en Bohême) à l’est.

A la suite d’un appel à l’aide de Marseille, menacée par les peuplades celtiques voisines, Rome annexe la Narbonnaise durant le dernier tiers du II° siècle avant J.C.

CALENDRIER RELIGIEUX


Selon les sources irlandaises, l’année celtique était rythmée par quatre grandes fêtes religieuses au caractère obligatoire, dont deux majeures : Samain au 31 octobre ou 1er novembre (selon notre calendrier) et Beltaine au 30 avril ou 1er mai, et deux de moindre importance : Imbolc le 1er ou le 2 février et Lugnasad le 1er août.

· Samain, qui a lieu le 1er novembre de notre calendrier correspond au début de l’année et de la saison sombre. C’est une fête de passage, de transition, elle dure une semaine, trois jours avant et trois jours après. C’est à la fois le début de l’année nouvelle et la fin de celle qui s’achève. Elle est marquée par des rites druidiques, des assemblées, des beuveries et des banquets rituels. Elle a la particularité d’être ouverte sur l’autre monde (le sidh irlandais) et donc de favoriser le rapport des hommes avec les dieux. On la retrouve en Gaule sous le nom de Samonios (le mot désigne le mois qui correspond approximativement à novembre), attestée par le calendrier de Coligny. · Imbolc, qui a lieu le 1er février est l’évènement sur laquelle les informations sont les plus lacunaires. Selon l’étymologie, c’est une fête de purification et de lustration. · Beltaine, qui a lieu le 1er mai, marque une rupture dans l’année, c’est le passage de la saison sombre à la saison claire, lumineuse. Cela entraîne aussi un changement de vie puisque c’est l’ouverture des activités diurnes : reprise de la chasse, de la guerre, des razzias, des conquêtes pour les guerriers, début des travaux agraires et champêtres pour les agriculteurs et les éleveurs.

· Lugnasad, l’ »assemblée de Lug » a lieu le 1er août, pendant la période des récoltes. C’est la fête royale et plus précisément de la souveraineté dans sa fonction redistributrice des richesses. C’est une trêve militaire qui célèbre la paix, l’amitié, l’abondance et la prospérité du royaume.

On peut représenter une structure arborescente des langues celtiques au sein de la famille indo-européenne.

LA FAMILLE INDO-EUROPENNE


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LES PRE-INDO-EUROPEENS


Il faut remonter loin pour expliquer l’origine des celtes. Il y a 4 ou 5 mille ans, des masses conquérantes quittent une région du nord de l’Eurasie. Changement de climat ?

Surpeuplement ? Querelles politiques ou religieuses ? Les causes sont encore inconnues et le resteront probablement encore longtemps. Cette période est très floue, peu d’informations ont subsisté jusqu’à nos jours. Ce que l’on sait, c’est qu’à l’époque mésolithique, les peuples vivent de la cueillette. Au néolithique, l’agriculture s’organise.

UNE EXPANSION INDO-EUROPEENNE


Vers la fin du IIIème millénaire avant J.C., après les Sémites, les Sumériens et les Elamites apparaissent les indo-européens. Ils ne sont pas décelés plus tôt en tant qu’indo-européens car bon nombre d’entre eux utilisent l’écriture des Sémites, d’où une confusion certaine avec ce dernier peuple. Commencent alors une série d’invasions indo-européennes, étalées sur de nombreux siècles. Au Turkestan, les Indo-européens se maintiendront jusqu’au Xè siècle avant J.C., malgré les Mongols et les Chinois. En Inde, lorsque Alexandre le Grand arrive sur les rives du Gange, ils y sont installés depuis plusieurs siècles. Ainsi, leurs conquêtes s’étalent aussi bien dans le bassin oriental qua dans le bassin méditerranéen. Ces invasions indoeuropéennes indiquent la fin des âges lithiques et marquent le commencement des âges du cuivre et du bronze.

Histoire Des Maohis



Les tahitiens (ou maohis) sont des représentants d'un peuple plus vaste qui a conquis les eaux de l'Océan Pacifique, le peuple maori.

L’ORIGINE DES MAORIS

Les ancêtres des maoris, les austronésiens, sont originaires du sud-est asiatique. On pense aujourd’hui que Taiwan pourrait être l’origine des peuples austronésiens. Cette hypothèse se fonde sur des évidences linguistiques. La langue maorie est en effet proche des langues indonésiennes.
Les maoris sont bien originaires d’Asie.
Les peuples austronésiens avaient une grande habileté à la navigation dès les premiers temps de l’histoire. Les premières traces de bateaux de haute mer dateraient de -5000 avant Jésus- Christ. Apparemment, une civilisation appelée lapita auraient commencé à coloniser la Mélanésie à partir de 2200 avant J.C rencontrant les papous, déjà présents dans cette région. Ils continuèrent leur migration plus à l’ouest et ils atteignirent Tonga et Samoa vers -1200.

LES LAPITA

On appelle cette première civilisation austronésienne Lapita du nom d’un site mélanésien où l’on a trouvé des poteries caractéristiques. La civilisation Lapita couvrait donc la Mélanésie, Tonga et Samoa.

LES PREMIERES MIGRATIONS MAORIES

L’étape suivante de l’histoire des maoris correspond aux grandes migrations qui eurent lieu, pense-t-on, vers le deuxième siècle avant Jésus-Christ. Ces migrations vont amener la colonisation par les maoris de l’archipel maohi (Tahiti) et de Te Henua Enata (Marquises). La raison de ce flux migratoire reste inconnue: surpopulation, faits d’aventuriers, guerres, exil ..?

LA CONQUETE DU TRIANGLE MAORI

C’est ensuite à partir de Tahiti et de Te Henua Enata que les maoris, dans une seconde étape de leur histoire, partirent à la conquête des autres îles du triangle maori. Ils atteignirent Rapanui vers 500 après J.C, Hawaï vers 600 et enfin Aotearoa, la dernière des grandes migrations, vers 800.

LA FIN DE LA CIVILISATION MAORIE

La découverte des îles par les européens au cours du XVIIIème siècle fut une sensation. La vie des maoris fut au centre de toutes les curiosités. C’était un peuple semblant vivre très librement dans une nature luxuriante, obéissant à une morale naturelle ... le paradis terrestre en somme.

La civilisation maorie fut très vite anéantie. Partout le christianisme, les robes missionnaires et la perte des racines s’installèrent avec une grande rapidité. Les maladies européennes, les fusils et le désespoir faillirent vaincre ces peuples. Certains d’entre eux furent même au bord de l’extinction : les Enata (marquisiens) étaient environ 200 000 avant l’arrivée des européens, ils furent réduits à quelques 2 000 individus à l’aube du vingtième siècle. Autre exemple : à Rapa-nui, un bateau péruvien captura en 1862 la moitié de la population dont le roi et tous les lettrés pour travailler dans les mines de guano, seuls quatre revinrent, (avec des maladies européennes) laissant 600 insulaires à l’arrivée des missionnaires.

ALEXANDRE LE GRAND

Treize années de conquêtes mythiques

Une origine divine ?

Fils de Philippe II et d’Olympias, princesse d’Epire, Alexandre voit le jour en juillet 356 avant J .C. à Pella, la capitale du royaume de Macédoine. Sa mère le convainc qu’il est le descendant de Zeus par son père et d’Achille par elle-même. Le jeune Alexandre a pour précepteur l’illustre Aristote, qui l’initie à la culture grecque. Il découvre les héros de l’Iliade, auxquels il rêve de ressembler. Il est intelligent mais aussi doué de bonnes qualités physiques.

Roi à 20 ans

Alexandre annonce dès le départ son intention de poursuivre l’oeuvre de son père. Devant l’agitation de la noblesse et le soulèvement de Thèbes, le nouveau roi doit marquer son autorité. Sa réaction ne se fait pas attendre. Il fait tuer ses ennemis potentiels et rase la ville de Thèbes. Il assoie fermement son pouvoir sur le royaume avant de partir en -334 à la conquête de l’Asie mineure. Son armée compte environ 35000 fantassins et 5000 cavaliers. Alexandre débarque à l’endroit présumé de la cité troyenne. L’armée perse, supérieure numériquement, tente de l’arrêter sur les rives du Granique. Mais ce sont les soldats macédoines qui s’imposent. Le roi Perse Darius III Codoman prend la fuite. Durant cette bataille, Alexandre a failli être tué à plusieurs reprises selon la légende.

Un appétit de conquêtes insatiable

Dans la plaine d’Issos (la Syrie actuelle), l’armée grecque se mesure aux 600 000 soldats perses. Alexandre triomphe et Darius s’enfuit en Syrie, abandonnant sa mère, sa femme, ses filles et un important butin. C’est la débandade pour les troupes perses. Plutôt que de poursuivre ses conquêtes en Syrie. L a ville de Tyr lui résiste pendant sept mois avant de se soumettre (en août 332). Alexandre exerce une furieuse vengeance sur les Tyriens (8 000 d’entre eux sont massacrés et 30 000 vendus comme esclaves). Il s’attaque à Gaza, puis à l’Egypte où il est accueilli en libérateur (les Egyptiens n’appréciaient pas les Perses). Il chasse de la capitale Memphis le tyran perse qui y régnait. Le roi macédonien fonde, dans le Delta du Nil, la première colonie grecque égyptienne, Alexandrie. La ville deviendra un centre rayonnant de l’hellénisme. En 331 avant J .C. il se rend à l’oasis de Siwah, en plein désert, afin de consulter l’oracle du dieu Amon (l’équivalent de Zeus pour les Egyptiens). Il reçoit des prêtres le titre de « fils d’Amon », autrefois porté par les Pharaons. Alexandre règne en maître sur l’Asie hellénique et la Méditerranéenne.

De nouveau à la poursuite du roi de Perse

Au printemps 331, Alexandre décide de partir à Babylone, où s’est réfugié Darius. Le Grand Roi s’y est rebâti une importante armée. Le 1er octobre, à Gaugamèles, l’armée d’Alexandre prend une nouvelle fois le pas sur l’armée perse. Darius s’enfuit laissant derrière lui un large trésor et Alexandre pénètre triomphalement dans Babylone. Il devient roi de l’Asie.

L’assassinat de Darius

Après sa défaite. Darius a trouvé refuge avec quelques derniers partisans dans les montagnes d’Iran. Alexandre, qui ne peut être totalement roi de Perse tant que Darius existe, se lance dans une course poursuite effrénée en juillet 330 avant J.C. Des satrapes, Bessos, Barsaentès et Satibarzane, font prisonnier Darius et l’assassinent alors qu’Alexandre est proche d’eux. « Le Roi des Rois » s’éteint dans les bras d’Alexandre. Ce dernier semble ainsi être « naturellement » désigné comme son héritier. Alexandre le Grand fait rendre les honneurs royaux à Darius et jure de le venger. Alexandre se tourne encore plus vers l’Est, un but qu’il nourrit depuis plusieurs années : l’Indus (l’Inde).

Au pays des éléphants

Au printemps 327 avant J.C. Alexandre part avec une armée de 120 000 personnes pour les vallées de l’indus. Il faut dire qu’à cette époque les Grecs connaissent peu de choses sur ces contrées.
Alexandre se rend à la limite du royaume perse en 326 avant J.C. Le roi Poros veut empêcher les Macédoines de franchir le fleuve. Ses troupes, renforcées par des éléphants, affrontent violemment celles d’Alexandre mais finissent par s’incliner. Alexandre prend possession de tout le Pendjab et apporte la culture grecque à la région.
Arrivé aux bords de l’Hyphase, Alexandre veut continuer vers le Gange mais ses soldats, harassés par la mousson, refusent de continuer. Alexandre finit par céder et fait dresser douze autels pour les dieux, autour d’une colonne portant l’inscription : « Ici s’est arrêté Alexandrie ».

Des projets interrompus

En 324 avant J.C. Alexandre est terriblement attristé par la mort de son fidèle compagnon, Héphaïstion. Puis il se rend en 323 à Babylone. Il se lance dans un vaste programme de travaux. Il reçoit aussi des ambassadeurs de Carthage, d’Italie. Il réfléchissait semble-t-il à d’autres projets d’expédition. Mais il fut frappé par une forte fièvre qui l’emporta en une dizaine de jours. Le grand maître de la Grèce, de l’Egypte et de l’Asie, s’éteint le 13 juin 323 avant J.C. à l’âge de 33 ans.
Le gigantesque Empire qu’Alexandre a conquis en une décennie seulement ne lui survivra pas. Dès sa mort, il sera partagé entre ses généraux. Le mythe du conquérant sera entretenu par les historiographes occidentaux mais aussi orientaux. Voulant être considéré comme un dieu. Alexandre y est presque parvenu puisqu’il a réussi à figurer dans les deux grands livres saints, la Bible et le Coran…

ALEXANDRE LE GRAND : les treize années de conquêtes mythiques

Né à Pella, Grèce (Macédoine) le 21/07/-356 ; Mort à Babylone, Mésopotamie (Irak) le 13/06/-323.

La vie d’Alexandre Le Grand a été exceptionnelle, pas étonnant qu’il soit devenu un mythe de l’Antiquité. Couronné roi à 20 ans, victorieux de nombreux combats, il a conquis un immense empire allant de la Grèce à l’Inde. Par ses succès militaires, il contribua également au développement de la culture grecque en dehors de ses frontières. Fils de Philippe II et d’Olympias, princesse d’Epire, Alexandre voit le jour en juillet 356 avant J.C. à Pella, la capitale du Royaume de Macédoine. Sa mère le convainc qu’il est le descendant de Zeus par son père et d’Achille par elle-même.

Dates :

-356 : 21 juillet
Naissance d’Alexandre le Grand.
Alexandre III le Grand voit le jour en Macédoine. Il a pour père Philippe II roi de Macédoine et d’Olympias, princesse d’Epire, pour mère. Le jeune garçon aura pour précepteur Aristote en personne. Il est intelligent, beau mais parfois s’emporte violemment.

-336 :
Alexandre le Grand devient roi de Macédoine.
A sa mort de son père, Alexandre est proclamé roi par l’armée. Agé de vingt ans, Alexandre reprend à son compte le combat débuté par son père contre l’Empire perse. Il assoie également son autorité dans le royaume en tuant ses rivaux et en écrasant le soulèvement de la ville de Thèbes.

-334 :
Début de la guerre contre les Perses.
En 334, Alexandre le Grand part en Asie avec environ 30000 fantassins et 5000 cavaliers. Ses troupes mettent en déroute celles du Grand Roi des Perses, Darius (bataille du Granique). C’est le début d’une longue conquête qui durera dix ans et lui fera parcourir à pied plus de 10 000 km !

-332 :
Alexandre le Grand conquiert la Judée
Le roi de Macédoine chasse les Perses du territoire et concède aux Juifs une certaine liberté. Durant le règne des Ptolémées, de nombreux Juifs s’installeront à Alexandrie. La culture hellénistique se propagera rapidement dans le royaume et influencera les croyances juives. Des conflits éclateront toutefois entre Juifs hellénistes et Juifs opposés.

Plutarque nous raconte…

Lorsqu’Alexandre le Grand fut choisi pour commander les armées grecques qui devaient conquérir l’Iran, tous les gens accoururent pour le féliciter, sauf le philosophe athénien Diogène qui vivait en Corinthe. Ce fut Alexandre qui se rendit chez lui. Diogène était alors étendu au soleil et, parmi les qualités dominantes qui faisaient sa célébrité et que lui même prônait, la fierté de l’âme et l’indépendance de l’esprit l’emportaient sur les autres. Apercevant un groupe de gens qui venaient vers lui, il se souleva néanmoins et s’aperçut qu’Alexandre le Grand se dirigeait dans sa direction, avec une allure majestueuse et en grandes pompes. Diogène ne lui accorda pas plus attention qu’aux autres et ne se départit pas de son calme. Alexandre le salua respectueusement et lui dit : « Dis-nous si tu as besoin de quelque chose que je puisse satisfaire. »
Diogène dit alors : « Je recevais la lumière du soleil et toi tu m’as fais de l’ombre. Alors, écarte-toi ».
Les compagnons d’Alexandre crurent que c’étaient là des paroles d’un fou et se dirent qu’il s’agissait là d’un homme ignorant qui ne sait pas saisir la chance qui s’offre à lui. Cependant, Alexandre comprit son infériorité, dans sa recherche de la gloire et des conquêtes par rapport à l’indépendance d’esprit de Diogène. Il médita et, sur le chemin du retour et, entendant ses compagnons critiquer Diogène, il leur dit : « En vérité, si je n’étais pas Alexandre, j’aurai aimé être Diogène ».

OBELIX ET COMPAGNIE !

Compagnie pour tous ces peuples évoqués dans les BD d’Astérix :
- Les Thraces, rendus célèbres par leurs gladiateurs
- Les Lydiens
- Les Phrygiens
- Les Hittites
- Les Thraces
- Les Carthaginois

Les Traces

Les Traces constituaient un peuple indo-européen (thraco-illyrien) dont les membres partageaient un ensemble de croyances, un mode de vie et parlaient la même langue avec ces variations et dialectes. Leur culture, orale, faite de légendes et de mythes se différencie de celle des autres peuples de ce temps par la croyance en l’immortalité sous la forme de l’ « orphisme » trace rapporté par Hérodote.

Ils s’étendirent au cours de l’histoire sur les régions suivantes :
Roumanie, Moldavie, Bulgarie, nord-est de la Grèce, Yougoslavie, Turquie (partie européenne et Asie Mineure occidentale), Autriche, Hongrie, Allemagne, Tchécoslovaquie, Pologne, Ukraine (jusqu’au Dniepr) , Volga inférieure et Tadjikistan.

Histoire des Thraces
Origines
Les avis des historiens diffèrent à propos de la date d'arrivée des Thraces. Une première hypothèse considère que les Thraces sont présents dans la région des Balkans plus de 5000 ans avant JC. Il n'y aurait alors pas eu de réelle rupture depuis le néolithique chez ce peuple, et leur société se serait complexifiée au fur et à mesure.
La seconde hypothèse veut que les Thraces ne soient venus des steppes ukrainiennes que vers le début du IIe millénaire av. J.-C.

L’influence grecque

Hérodote explique dans le livre V de son oeuvre que « la nation des Thraces est, après celle des Indiens, la plus importante du monde. S'ils avaient un seul roi et s'ils pouvaient s'entendre entre eux, ils seraient invincibles et, d'après moi, beaucoup plus puissants que toutes les nations. »

Sitalcès, le roi des Odryses (le plus puissant des royaumes thraces de cette période) est l'allié des Athéniens dans la guerre du Péloponnèse. Après sa mort, Seuthès, cité par Thucydide et surtout par Xénophon dans l'Anabase puis ses successeurs, notamment Cotys Ier et Kersobleptès, conquièrent toute la Thrace ou presque. C'est l'apogée de l'empire odryse qui parviennent à unifier la Thrace, ce que Hérodote avait dit impossible.
Mais Philippe II de Macédoine puis Lysimaque étendent la domination macédonienne sur la Thrace méridionale puis sur la majeure partie du territoire.

De la période romaine à nos jours

En 168 et 133 av. J.-C. la Thrace passe sous domination romaine et le royaume des Odryses reste fidèle à Rome. De nombreux Thraces sont pris comme esclaves: leur caractère rebelle et combatif les destine fréquemment à la carrière de gladiateurs (le plus connu d'entre eux est Spartacus).

En 46 est créée la province romaine de Thrace. La romanisation des Thraco-illyriens (du moins, au nord de la ligne Jireçek) les transforme en Dalmates et en Valaques (latins orientaux). Une colonie grecque au nom thrace de Byzance (Byza = rivage, coteau) est choisie pour être la capitale de l'Empire romain d'orient sous le nom de Constantinople. Mais l'invasion des Goths en 376 commence une série de guerres qui transforme cette région en champ de bataille : pour ne citer que les plus marquantes, après les passages des Huns et des Avars, l'occupation par les Slaves et l'affrontement des Bulgares et des Byzantins s'achève par une slavisation de plus en plus marquée des pays jadis thraces. La Thrace n'est plus qu'une région géographique.

Les Turcs annexent toute la Thrace en 1389, puis encerclent et prennent Constantinople en 1453. Leur domination dure jusqu'en 1878. Durant la 1° guerre balkanique (1912) la Thrace est prise par les Bulgares, disputée entre Bulgares et Grecs, en partie rendue aux Turcs par le traité de Constantinople du 29 septembre 1913. Les frontières ont changé plusieurs fois mais finalement la Thrace reste partagée entre ces trois pays, dont deux (Bulgarie et Grèce) sont aujourd'hui membres de l'Union Européenne, et le troisième (Turquie) candidat.

Thraces célèbres

* Dionysos, dieu du vin et de la vigne.
* Orphée, héros légendaire de la mythologie grecque, fils du roi de Thrace OEagre et de la muse Calliope. Il est le fondateur mythique d'un mouvement religieux appelé orphisme.
* Spartacus fut un gladiateur Thrace qui mena un soulèvement d'esclaves dans l'actuelle Italie.

LYDIE

La Lydie est un ancien pays d'Asie Mineure, situé sur la mer Égée et dont la capitale était Sardes. La Lydie est évoquée dans les légendes d'Héraclès et Omphale, ou de Tantale et Pélops .

Géographie

La Lydie était une région occidentale de l'Asie Mineure, bordée au nord par la Mysie, au sud par la Carie et à l'est par la Phrygie.

Histoire

Les Lydiens sont un peuple indo-européen qui a d'abord été sous domination phrygienne. Ils repoussent les Cimmériens au VIe siècle av. J.-C. C'est le début de l'empire lydien, qui culmine avec le règne de Crésus. La Lydie s'étend alors sur toute l'Asie Mineure.

Les guerres de conquête de Crésus se retournent contre lui et la Lydie est conquise par Cyrus le Grand (546 av. J.-C.) lors d'une contre-attaque. Annexée à la Perse, elle devient une satrapie. Après les conquêtes d'Alexandre le Grand, elle fait partie du royaume des Séleucides, puis de celui de Pergame (260), et enfin de l'Empire romain en 129 av. J.-C.

Economie

Disposant d'importantes ressources minières propres, notamment en électrum (mélange d'or et d'argent), onyx et mica dans le fleuve Pactole et le mont Tmole, la Lydie fut l'eldorado de la Grèce, avec qui elle entretenait de nombreux échanges commerciaux, notamment par l'intermédiaire des cités grecques du littoral anatolien. Puissance économique, la Lydie était aussi une puissance bancaire, puisque les Lydiens inventèrent l'usage de la monnaie.
Les Lydiens inventèrent la monnaie. Ils semblent avoir eu un goût et un talent prononcés pour le commerce ainsi qu’un amour immodéré de l’or, au point de prostituer leurs propres filles. Le mont Timolos (contenant l’or) et le fleuve Pactole (qui coulait et entrainait le métal en aval) alimentaient en métal précieux le trésor Lydien. Ce sont, dit-on, les Lydiens qui inventèrent la teinture des étoffes. Les Grecs enseignèrent la culture de la vigne, de l’olivier et du figuier.

HITTITES

Les Hittites sont un peuple rattaché aux Indo-européens, ils envahirent l'Asie Mineure et soumirent le peuple autochtone, les Hattis, au XXVIe siècle av. J.-C.. Ils empruntèrent à ceuxci différents dieux, mythes et rites. De ce mélange naquit une civilisation florissante, qui perdura jusqu'au VIIIe siècle av. J.-C.. Outre sa grande puissance militaire, la civilisation hittite semble avoir été d'une grande tolérance, aussi bien religieuse que sociale. De nouvelles migrations indo-européennes, comme celle des Phrygiens, puis la montée en puissance de l'Assyrie sonnèrent néanmoins le glas de cet empire.
La bataille de Qadesh est une bataille qui eut lieu aux environs de -1274 et qui opposa les deux plus grandes puissances du Proche-Orient : l'empire hittite de Muwatalli, dont le centre était en Asie Mineure, et l'Égypte ramesside de Ramsès II. La bataille se déroula aux abords de Qadesh, dans l'actuelle Syrie, et bien qu'ayant commencé à l'avantage des Hittites, elle se solda par un grand succès égyptien, en dépit de nombreuses pertes.

Histoire

Au Néolithique, entre le VIIe et le IVe millénaire avant notre ère, une civilisation florissante se développe dans les Balkans et le bassin du Danube, très raffinée, elle semble même avoir créé une sorte d'écriture picturale, probablement un syllabaire. Parallèlement, au Ve millénaire, un peuple plus fruste parlant très probablement une langue proche de l'indoeuropéen originel s'épanouit dans les plaines entre le Dniepr et la Volga. On caractérise ce peuplement par les tombes de ses élites : des fosses recouvertes de petits tumulus, appelées en russe kourganes, qui donnent un peu improprement leur nom à cette civilisation. En trois vagues de migration, entre le Ve et le IIIe millénaire, ils vont détruire la civilisation danubienne. De nombreux peuples, par assimilation réciproque, vont en résulter.

Les Hittites sont alors sur le territoire des Hattis et une fusion culturelle des deux civilisations a lieu.

L’ époque des comptoirs assyriens

Les Assyriens, comme l'attestent les nombreuses tablettes cunéiformes retrouvées,
contrôlaient toute l'économie de l'Asie Mineure, en particulier le commerce du cuivre. Le pouvoir politique par contre était aux mains des princes hittites qui régnaient sur la multitude de principautés dont était composée l'Anatolie.
Mais Tudhaliya n'a pas seulement marqué l'histoire hittite par ses faits guerriers : véritable réformateur religieux, il réorganisa le culte, modifia les fêtes et agrandit le sanctuaire de Yazilikaya.

Les causes de la destruction de l'empire hittite sont mal connues mais quatre théories s'affrontent, tout en pouvant être complémentaires :
· la destruction par la migration des Gasgas et des Phrygiens ;
· la destruction par les Peuples de la mer comme le racontent les Égyptiens, mais qui paraît peu probable puisque les Peuples de la mer ne se sont jamais vraiment éloignés des côtes, bien qu'ils aient sans doute causé des dégâts ;
· la montée en puissance de l'Assyrie qui aurait fini par détruire l'empire hittite ;
· enfin une révolte à l'ouest de l'empire qui aurait abouti à son démantèlement.
À la même époque, vers -1190, les Phrygiens, un autre peuple indo-européen, envahissent le plateau central d'Anatolie et y établissent leur royaume et leurs cités.

Religion

Un énorme panthéon Profondément polythéiste, à tel point que les Hittites eux mêmes parlaient de leurs « mille dieux », leur religion fut caractérisée par trois phénomènes fondamentaux : tout d'abord elle est le résultat d'un syncrétisme entre la religion originelle de ce peuple et celle pratiquée par les Hattis et les autres autochtones ; ensuite, chaque région, chaque localité a eu son propre panthéon ; finalement, les dieux adorés par les Hittites ont sensiblement changé au cours des siècles, par l'assimilation des divinités des peuples voisins, parfois en les identifiant avec d'autres similaires d'un panthéon antérieur. Un effort d'identification des dieux eut lieu sous l'Empire : chaque cité conservait les noms de ses dieux propres, mais les dieux de chaque cité présentant d'importantes analogies quant à leurs fonctions étaient désignés par des logogrammes uniques : UTU pour les divinités solaires, U ou IM pour les dieux de l'orage, LAMMA ou KAL pour les dieux protecteurs de la nature. Au sommet du panthéon dynastique qui tient lieu de panthéon officiel trône un dieu de l'orage dont l'identité varie en fonction du roi. Appelé Teshub en hourrite et Tarhunt en hittite-louvite, il est associé au taureau.

Les langues Les systèmes d’écriture Les Hittites n'avaient pas d'écriture lorsqu'ils arrivèrent en Anatolie. C'est naturellement qu'ils adoptèrent le système utilisé localement, l'écriture cunéiforme, qu'ils adaptèrent à leur langue.

À côté de l'écriture cunéiforme, les Hittites ont utilisé, principalement pour les inscriptions monumentales, une écriture hiéroglyphique. Les symboles de cette écriture sont appelés improprement hiéroglyphes hittites car ils ne transcrivent que rarement la langue hittitenésique : la plupart des inscriptions monumentales sont en effet des inscriptions en louvite.

La société

Le monde hittite est divisé en deux. La cour — formée des membres de la famille royale, d'un certain nombre de familles aristocratiques et de membres des familles des souverains voisins, liés à l'Empire hittite par des traités, du haut-clergé ainsi que du personnel du palais — vit en vase clos, et seule la justice royale s'applique à ces nantis.

Le bas-peuple quant à lui est divisé entre hommes libres, serfs et esclaves :
· les hommes libres sont essentiellement les artisans, les marchands et les paysans ;
· les serfs sont formés par des populations déportées au gré des guerres : ces serfs, liés à la terre où ils sont établis ne peuvent se déplacer librement. Ces déportations avaient pour but de repeupler les régions dévastées ;
· l'esclave a un véritable statut juridique, ce qui est exceptionnel pour l'époque. Son maître peut le vendre ou le punir, mais les esclaves peuvent aller en justice, épouser une femme libre ou encore avoir des biens propres.

La royauté

La royauté hittite était bien différente de certaines monarchies contemporaines, en particulier de la monarchie égyptienne : en effet, contrairement au pharaon, le roi n'était pas considéré comme un dieu de son vivant. Les terres hittites appartenaient aux dieux, le roi était leur représentant et les gérait en leur nom. Ce n'est qu'après sa mort que le roi était divinisé, sa statue rejoignait celle de ses ancêtres. Par ailleurs, le terme utilisé pour indiquer le décès du roi signifiait également « devenir dieu ».

Ainsi, en tant que représentant des dieux, investi par le dieu de l'orage Tarhunt, c'est la fonction de grand-prêtre qui prédominait sur les autres. Ainsi, bien que commandant en chef des armées hittites permanentes, le roi n'hésitait pas à interrompre des campagnes, même lointaines, pour tenir son rôle dans la liturgie.

Droit

Civilement, la femme jouit d'un statut privilégié, pour l'époque. Certes le mariage se conclut par achat ou rapt, dans ce cas une indemnisation de la famille est d'ailleurs prévue, mais le divorce et le viol sont reconnus, ce dernier étant puni de mort, et la reine légitime gouverne en l'absence du roi.

Dans le domaine du droit international, après le résultat nul de Qadesh, Ramsès II et Hattusili III, tous les deux inquiets de la montée en puissance de l'Assyrie, signent ce qui est le premier traité international connu de l'histoire. Heureusement, les deux versions de ce document nous sont parvenues et on peut y découvrir un pacte de non-agression, un pacte d'assistance mutuelle et même des clauses mutuelles d'extraditions de réfugiés.

Les descendants des Hittites

Selon des travaux d'une équipe de chercheurs sur l'A.D.N., des habitants du Kurdistan, des habitants de l'actuelle Turquie, et des Arméniens semblent avoir un patrimoine génétique commun, qui descendrait du vieux fonds hittite et hourrite présent sur le plateau anatolien vers -2000.

PHRYGIE

On place vers l'an 800 avant notre ère la fondation du royaume phrygien que la tradition attribue à un laboureur du nom de Gordios à qui succéda son fils Midas. Après une invasion des Cimmériens, la Phrygie fut conquise par les rois de Lydie.

Hérodote et Xanthos de Lydie, au Ve siècle avant notre ère, attribuent aux Phrygiens une origine thrace. D'autre part, on rapprochait les Phrygiens des Arméniens, si bien que pour Hérodote ceux-ci n'étaient qu'une colonie phrygienne.

LES PHRYGIENS

Originaires d’Europe centrale ou orientale, les Phrygiens s’infiltrèrent en Anatolie à l’époque de la chute de Troie et de celle de l’Empire hittite.
Lors des fouilles de Gordion, plusieurs inscriptions phrygiennes ont été trouvées. L’alphabet est imité de celui du grec, mais on ne comprend pas bien les rares textes conservés. La langue phrygienne était, apparemment, une langue indo-européenne, ce qui accréditerait l’ancienne parenté des Phrygiens avec les Grecs.
Selon Hérodote, les Phrygiens, apparentés aux Illyriens, aux Thraces et aux Macédoniens, portaient le nom de Byriges quand ils occupaient encore leur patrie, située quelque part dans la péninsule balkanique.
Dans les annales assyriennes, les ennemis de l’Assyrie, originaires de l’Asie Mineure, sont mentionnés non pas sous le nom de Phrygiens, mais sous celui de Mosques.
Les Phrygiens s’installèrent donc dans la région de la Sakarya, avec pour centre Gordion mais aussi sur les ruines des places fortes hittites, comme à Hattusha, et qu’ils empruntèrent bon nombre d’éléments culturels aux civilisations hittite et urartéennes.

C’est surtout la figure de l’un de ses souverains, le fameux Midas, qui émerge des ténèbres qui enveloppent leur histoire.

CARTHAGE (TUNISIE)


LA TUNISIE CATHAGINOISE


Le peuplement de la tunisie, issu de la migration des populations libyques venues du sud, probablement les ancêtres des berbères, est attesté au moins 4000 ans avant J.C. La première grande civilisation que connaît le pays est celle que fondent les Phéniciens sur les côtes, peuple sémite originaire de Syrie et du Liban. En 814 avant J.C., est fondé Carthage, au nord est de l’actuelle Tunis.

LA CONQUETE MUSULMANE


Durant les siècles suivants, Carthage se trouve au coeur d’un empire puissant qui domine la majeure partie de l’Afrique du nord et règne même sur le sud de la péninsule ibérique, la Sardaigne et une partie de la Sicile. A partir de 264 avant J.C., Carthage affronte l’empire romain, alors en pleine expansion, au cours des guerres puniques. Durant la dernière de ces guerres, Rome vainc les Carthaginois et détruit entièrement leur capitale, en 146 avant J.C. Du II° siècle avant J.C. au Y° siècle après J.C., l’essentiel du territoire formant l’actuelle Tunisie est intégré à la province romaine d’Afrique, qui entreprend la colonisation de la partie basse du pays en développant l’agriculture.
Au cours du V° siècle, alors que l’empire romain, soumis aux invasions barbares, décline, les vandales, peuple germanique traversent la péninsule ibérique, franchissent la méditerranée et arrachent la province d’Afrique aux romains. Le pays, très urbanisé sur les côtes et en grande partie christianisé, est envahi par les arabes musulmans au VII° siècle, qui le dirigent jusqu’au début du XVI° siècle. Durant cette période, les populations urbaines adoptent progressivement le mode de vie musulman, qui se substitue à la culture chrétienne byzantine. De 800 à 909, l’Ifrigiya (actuels Tunisie, Tripolitaine et Est Algérien) est gouvernée depuis Kairouan par les Aghlabides, qui ont fait allégeance au califat abbasside de Bagdad. Le centre du pouvoir se déplace vers l’Egypte, lorsqu’avec l’aide de tribus berbères les Fatimides chiites renversent les Aghlabides.

LA DOMINATION OTTOMANE


En 1534, Tunis est enlevée par le pirate Khair al-din Barberousse. Il en est chassé par l’armée de Charles Quint dès 1535. La domination de la Tunisie par les Espagnols est brève car, en 1574, les troupes de l’empire Ottomanvainquent les espagnols et établissent leur hégémonie sur la Tunisie. L’autorité impériale est exercée par des administrateurs locaux, connus sous le nom de deys de Tunis jusqu’en 1705, puis de beys. Le Bey Hussein Ibn Ali, qui règne de 1705 à 1740, fonde, en 1710, la dynastie des Husseinites, qui se maintient sur le trône jusqu’en 1957.
La Tunisie acquiert alors une grande autonomie par rapport à l’empire Ottoman, auquel elle est toujours rattachée, et connaît une nouvelle prospérité, nourrie pour une large part par la piraterie. Au début du XIX° siècle, cependant, les marines européennes, auxquelles se sont joints des navires américains, anéantissent la piraterie méditerranéenne attaquant Tunis et les autres bases des corsaires établies dans les états barbaresques d’Afrique du nord. Privé de ses revenus de la piraterie, le gouvernement tunisien se trouve rapidement très endetté. La crise financière est aggravée par les extravagances des beys et par la nécessité pour les gouvernements d’effectuer de fréquentes et coûteuses représailles contre les soulèvements des rebelles. Les principaux créanciers de la Tunisie sont la France, l’Italie et la Grande Bretagne. Or, chacun de ces pays nourrit des ambitions impérialistes en Afrique du nord.

Ciilisation Inca

La civilisation Inca est une civilisation précolombienne du groupe andin. Elle prend naissance au début du XIII° siècle dans le bassin de Cuzco dans l’actuel Pérou et se développe ensuite le long de l’océan pacifique et de la Cordillère des Andes, couvrant la partie occidentale de l’Amérique du Sud. A son apogée, elle s’étend de la Colombie jusqu’à l’Argentine et au Chili, par delà l’Equateur, le Pérou et la Bolivie.
L’empire Inca fut conquis par les conquistadors espagnols sous les ordres de Francisco Pizarro à partir de 1532.

HISTOIRE

PREMIERS PEUPLEMENTS
CIVILISATION CHAVIN

Le premier millénaire avant notre ère voit ainsi s’épanouir la civilisation Chavin, unissant dans un style artistique commun de nombreuses cultures locales, probablement grâce à un culte unique dont un élément caractéristique est l’image du jaguar.
Entre le 1er et le VIII° siècle l’unité créée par la civilisation Chavin disparait au profit de cultures plus locales (Mochica).

ORIGINE ADMISE PAR LES SCIENTIFIQUES

A l’heure actuelle, l’origine géographique des premiers incas reste discutée, l’hypothèse communément admise étant qu’ils provenaient des rives du lac Titicaca, à la frontière du Pérou et de la Bolivie. Le rapprochement est souvent évoqué avec la civilisation méconnue de Tiahuanaco (en Bolivie).

HISTOIRE DE L’EMPIRE INCA

A leur arrivée dans la région de Cuzco, les incas ne sont qu’une tribu parmi d’autres dans une confédération locale, occupant dans un premier temps un rang subordonné. Leur position de chefs militaires dans la confédération leur permet de gagner progressivement de l’influence.
Yahuar Huacac puis Viracocha Inca étendent la domination inca. Néanmoins, le territoire inca ne dépasse pas un rayon de 40 kms autour de Cuzco. Viracocha abandonne la capitale, mais son fils Pachacutec la défend avec succès et défait les Chancas. C’est le début de l’expansion extrêmement rapide de l’empire.
Le fils de Pachacutec, Tupac Yupanqui et son fils après lui, Huayna Capac, repoussent les frontières de l’empire du Chili au sud de la Colombie. L’empire est à son apogée.
En 1532, 180 conquistadors espagnols débarquent et commencent la conquête de l’empire inca. Bien que peu nombreux aux armées incas de plusieurs dizaines de milliers de soldats, cette conquête est très rapide. Les historiens expliquent cela par une combinaison de plusieurs raisons : la guerre de succession suite à la mort de Huayna Capac en 1527, la rapide capture du nouvel empereur Atahualpa, la supériorité militaire des Espagnols, tant en terme d’armement (chevaux, armures en métal et armes à feu) que de stratégie, leur habileté diplomatique à soulever contre l’empire des tribus locales ainsi que l’assimilation par les incas des Espagnols à des dieux annoncés par des prophéties.
La conquête espagnole s’accompagne de nombreux pillages et de massacres. La colonisation qui s’en suit engendre une catastrophe démographique majeure. La population inca, estimée entre 12 et 15 millions de personnes avant la conquête, est d’environ 600 000 un siècle plus tard. L’exploitation des indigènes et leur manque de défenses immunitaires contre les maladies apportées par les espagnols en sont les principales raisons.
Prisonnier de Pizarro, Atahualpa lui donna tout son or en échange de sa libération. Pizarro prit l’or mais fit tout de même exécuter l’empereur le 29 août 1533.

ORGANISATION SOCIALE

D’une manière générale, il existait trois classes : la classe laborieuse constituée des paysans et artisans, la classe de gouvernance locale et, au sommet, la classe dirigeante de souche inca.
Cette société était donc basée sur un système de castes et on ne pouvait que très difficilement et exceptionnellement changer de rang. Un individu de la classe laborieuse pouvait accéder à la classe dirigeante suite à un exploit militaire ou grâce à quelque autre mérite.

ETAPES DE LA VIE

La vie des incas est rythmée par quatre étapes principales. La première s’effectue vers deux ans : on fête le passage du bébé au statut d’enfant en effectuant la cérémonie de la première coupe de cheveux, que l’on garde ensuite précieusement.
La seconde constitue le passage de l’enfance à l’âge adulte, vers 14 ou 15 ans. Pour les garçons, le rite de passage qui y est associé est appelé warachikuy, la « mise du pagne », et comporte un jeune et une série d’épreuves physiques. A cette occasion, on leur perce les oreilles pour y insérer les boucles propres à l’ethnie inca, on leur remet un pagne et on leur donne un nouveau nom.
La troisième étape est celle du mariage, entre 20 et 25 ans pour les hommes et 16 à 20 ans pour les femmes. Le couple s’établit dans une nouvelle maison et bénéficie alors de tous les droits et devoirs. Parmi ces obligations se trouvent notamment celle de participer aux corvées collectives.
Enfin, lors de la mort, les défunts sont placés dans des tours funéraires ou des abris rocheux plus simples. Ils sont parés de leurs plus beaux atouts et de leurs outils du quotidien afin d’assurer leur subsistance dans l’au-delà.

CULTE DES HUACAS

Si les incas imposent le culte du soleil, ils interdisent rarement l’exercice des croyances animistes préexistantes.

CULTE DU SOLEIL ET DES ASTRES

Les empereurs, descendants directs de Manco Capac, sont appelés Sapa Inca (littéralement « inca unique » ou encore Intip Churin « fils du soleil » titre adopté par le neuvième empereur Pachacutec). Ils sont vénérés comme des demi-dieux fils du soleil (Inti).

DIVINATION

La divination tenait une place prépondérante dans la civilisation inca. Avant chaque action d’importance, on faisait appel à celle-ci et rien d’important ne pouvait être entrepris sans avoir auparavant consulté les auspices. La divination était utilisée aussi bien pour prédire le déroulement des batailles que pour punir un crime.

RITES ET MANIFESTATIONS RELIGIEUSES

OFFRANDES ET SACRIFICES

SACRIFICES ANIMAUX

A chaque occasion importante, on offrait un sacrifice. L’animal le plus utilisé était un lama. Le choix des animaux sacrifiés étant soumis à des règles précises sur la couleur de la fourrure.

SACRIFICES HUMAINS

Les sacrifices humains ne se faisaient que lors de périodes de grands troubles, lorsque l’inca était malade ou mort, par exemple, ou lors de catastrophes naturelles. L’objectif était alors d’apaiser le ou les dieux .
C’est ce type de rite qui fut par exemple utilisé pour calmer les dieux, lors d’une éruption volcanique à Arequipa, il y a plus de 500 ans. Une jeune fille de 12 ou 13 ans, surnommée Juanita par les archéologues l’ayant retrouvée, fut sacrifiée au sommet du volcan Ampato. Elle appartenait à la haute noblesse de Cuzco comme en témoigne la richesse de ses parures. Un cortège cérémonial partit de Cuzco pour rejoindre Arequipa dans le seul but de ce sacrifice. Préservée par la glace la jeune fille et les objets qui l’accompagnaient furent retrouvés presque intacts en 1995 et reposent désormais au musée Santuarios Andinos d’Arequipa.

TEMPLES DU SOLEIL

En signe d’allégeance ou de véritable vénération, les peuples soumis par les incas bâtissent dans leurs provinces de nombreux lieux de culte au soleil. Au Pérou se trouvent ainsi le temple de Coricancha à Cuzco, le temple Vilcashuaman et celui de Huascaran. En Bolivie, un temple du soleil avait aussi été érigé sur l’Isla des sol du lac Titicaca.

CORICANCHA

Le temple du soleil de Cuzco, Coricancha, véritable saint des saints de l’empire, ce temple n’a pas subsisté aux ravages de la conquête. Il fut construit avec des pierres de taille s’ajustant parfaitement les unes aux autres, sans ciment. Sa circonférence faisait plus de 365 mètres. A l’intérieur du temple trônait entre autres trésors, un disque d’or représentant le soleil ainsi qu’une représentation du panthéon Inca.

ECRITURE

Alors que l’empire inca était très structuré et bureaucratisé, l’écriture n’y a apparemment pas existé. En revanche, un système de quipus a été mis en place. Les quipus sont des messages codés sous la forme de noeuds de différentes sortes sur des fils de laine, coton ou autre matériau et de différentes couleurs. Ces quipus servaient aux statistiques de l’état : recensement très précis (nombre d’habitants par âge et par sexe), nombre d’animaux, état des stocks, tributs payés et dus des différents peuples, enregistrement de l’ensemble des entrées et sorties de marchandises des entrepôts de l’état, etc … Seuls les administrateurs connaissaient la clé des quipus : c’étaient les quipucamayocs.
Il semblerait que les quipus aient aussi servi à notifier les grandes dates de l’histoire et à consigner certains récits ou secrets religieux mais ceux-ci restent indéchiffrables de nos jours contrairement à certains quipus de statistiques.

ELDORADO

L’eldorado (de l’espagnol el dorado : « le doré ») est une contrée mythique d’Amérique du sud supposée regorger d’or. Ce mythe est apparu dans la région de Bogota en 1536. Le mirage d’une contrée fabuleusement riche en or a alimenté sur près de quatre siècles une sanglante course au trésor. Les conquistadors n’ont pas trouvé l’eldorado mais ils ont arraché aux incas des monceaux d’or.

LEGENDE

Christophe Colomb croyait découvrir les Indes décrites par Marco Polo. Les conquistadors ont donc recherché les cités d’or décrites par Marco Polo en Amérique alors qu’elles étaient en Birmanie avec les célèbres pagodes aux toits en or.
C’est une coutume des indiens Chibcha qui est à l’origine du mythe. Une fois par an, le chef (recouvert d’or en poudre) allait dans l’eau d’un lac pendant que les villageois lançaients des objets d’or ainsi que d’autres objets précieux dans l’eau. Cette coutume a été transformée jusqu’à donner naissance au mythe d’eldorado.
Le mythe est resté vivace jusqu’au XVIII° siècle chez les conquistadors et les indiens, qui situaient plus précisément cette contrée entre le fleuve Orénoque et le fleuve Amazone, sur le littoral actuel du Brésil, la Guyane, le Suriname et la Guyana.

lundi 28 mars 2011

LES MAYAS ou les mystères d'un monde perdu.

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Les différentes civilisations précolombiennes ont toutes la même origine.

A la fois brillantes et sauvages, elles forment un monde compliqué et mystérieux.

La civilisation maya s'est épanouie au coeur du monde précolombien et de ses différentes ethnies.

On ne peut la comprendre savoir quels furent ses voisins et ses rivales.

Un parfum de mystère a longtemps réunit les Incas, Mayas et Aztèques dans nos esprits.

Elles ont d'abord une origine commune : leurs ancêtres ont traversé le détroit de Behring ( entre 4000 et 2500 avant J-C ) par vagues successives avant de marcher vers le sud et de s'établir les uns nomades dans les steppes, les autres paysans sur les terres fertiles – cultivant les plantes locales, comme le maïs, le cacao, la vanille, le coton, la tomate, etc..-

Incas, Aztèques et Mayas appartiennent au néolithique.

Ces sociétés sont strictement hiérarchisées. Nobles, prêtres, peuple et classe servile sont couronnés d'un chef suprême qui cumule fonctions religieuses et militaires. Entouré d'un apparat exceptionnel, il incarne le lien social et relie le ciel à la terre.

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Les trois peuples montrent un goût immodéré pour la parure, qu'ils assouvissent les uns par les pierres, jades ou turquoises, les autres par l'orfèvrerie, tous par les plumes

Dans leurs panthéons complexes, dualistes, voisinent les divinités astrales des guerriers des steppes, et les dieux plus terre à terre des agriculteurs sédentaires.

A partir de ce tronc commun, deux groupes nettement distincts, même s'ils ne sont pas complètement séparés, se dessinent.

Les peuples de l'Amérique moyenne vont engendrer des civilisations apparentées, qui s'interpénètrent et s'entre influencent, entre 3000 avant J-C et l'arrivée des Espagnols, dans la zone que recouvrent aujourd'hui le Mexique, le Guatemala, le Honduras et Belize.

Les écrits manquent - à part quelques textes mayas – et les scientifiques en sont réduits aux hypothèses et aux conjectures qui rendent toute affirmation imprudente.

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LES OLMEQUES

Les Olmèques( civilisation de la Venta ) sont les ancêtres des Aztèques ( XV ème siècle avant J-C au II ème après J-C ).

Il sont connus pour leur nom aztèque qui signifie « hommes du caoutchouc », et leur style de poterie et d'architecture, qui ne donne pourtant pas beaucoup d'informations ethniques, linguistiques ou sociales.

Ils sont présents et actifs dès 1200 avant J-C en territoire maya par des échanges et une installation pacifique. La diffusion des objets olmèques indique que ce peuple faisait un commerce intense.

On leur attribue en outre deux inventions qu'on retrouve partout dans la zone : des systèmes de canalisations souterraines pour l'irrigation, et le jeu de balle de caoutchouc.

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L'homme de la Venta

Tête colossale de San Lorenzo ( Veracruz)

Musée National d'anthropologie de Mexico

LES ZAPOTEQUES

Les Zapotèques étaient établis dans la région de Oaxaca, dont les grandes villes (Monte Alban) fleurirent entre 300 et 700 de notre ère.

La ville comportait des quartiers distincts pour les Zapotèques, les Mixtèques (qui émergèrent surtout après le X ème siècle) et les Totonaques (peuple de la côte Est tropicale du Mexique, El Tajin), qui devraient plus tard servir de réserve de chasse aux Aztèques.

Dès 200 avant J-C, des gens de la cité d'Izapa, suivis par ceux de Teotihuacan, ont laissé des traces en pays maya.

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Statue de céramique d'un dieu zapotèque

Musée national d'anthropologie de Mexico

LES MAYAS

De ces civilisations mésoaméricaines, celle des Mayas semble être celle qui s'est le plus étendue dans le temps.

Raffinée et dynamique, elle est parvenue à digérer les différentes influences rencontrées durant des siècles.

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Les historiens ont divisé son histoire en périodes :

_ le Pré-classique ancien (1600 – 1200) qui débute avec l'apparition de la céramique.

_ le Pré-classique moyen (1200 – 800) qui rappelle les cités olmèques avec leurs stèles, statues et pyramides.

  • le Classique ancien (800 – 500) qui débute avec la première date glyphique maya découverte (stèle 29 de Tikal).

  • le Classique moyen (500 – 650 après J-C) où le pouvoir se divise en deux têtes : l'une chargée de l'intérieur, l'autre des affaires extérieures.

  • le Classique récent (650 – 800) qui correspond à l'apogée du monde maya.

  • le Classique terminal (800 – 950) qui connait la chute du Teotihuacan et une région qui est déséquilibrée.


Les contours géographiques de l'ère maya, ont, eux aussi, été divisés par les historiens :

  • septentrionale (le Yucatan)

  • centrale (les Basses Terres)

  • méridionale (les Hautes Terres)

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Masque maya

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Glyphes mayas

LES TOLTEQUES

L'empire toltèque est le dernier maillon de cette chaine ininterrompue d'influences mésoaméricaines. Les Toltèques sont des guerriers venus du nord du Mexique.

Ce que les Toltèques apportèrent en propre dans ce processus est probablement, mise à part leur puissance militaire, un phénomène qui lui est lié, l'intensification des sacrifices humains par le biais de la guerre sacrée, pratique que les Aztèques, qui les évinceront à partir du XIII ème siècle, reprendront et porteront à son plus grand développement.

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Guerrier de pierre toltèque

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Xipe Totec

le dieu « écorché » du culte du sacrifice humain

LES AZTEQUES

A l'origine, tribu de barbares « chichimèques » de langue nahua venus, selon le mythe, de leur caverne d'Aztlan, les Aztèques s'installent dans une vallée fertile au XII ème siècle.

Ils fondent, autour de 1350, Tenochtitlan, l'ancêtre de l'actuelle Mexico.

Ce qui les caractérise, c'est le mobile de leurs conquêtes. La guerre est pour l'Aztèque, d'abord, un devoir religieux vital. L'empire, le monde entier ne vivent que par elle.

Comme les Mayas, les Aztèques croient que plusieurs univers ont disparu dans des cataclysmes.

Leur mission est d'aider le soleil à se lever chaque jour. Dans ce dessein, il faut lui offrir l'aliment dont il a besoin, l'»eau précieuse »: le sang humain. Ils multiplient donc les guerres pour capturer des ennemis qu'ils sacrifient ensuite.

Cette pratique différencie les Aztèques des Mayas, plus mesurés.

Autre différence, l'organisation politique : les Aztèques ont bâti un empire militaire, alors que les Mayas vivaient dans des cités confédérées, assez pacifiques semble-t-il.

Pour le reste, les deux peuples sont mentalement frères.

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Ornement pectoral de serpent porté par les prêtres

et les nobles pendant les cérémonies aztèques



ORIGINES, HISTOIRE DES 3 EMPIRES


Originaire du nord du Mexique actuel, les Aztèques imposent progressivement leur domination sur les cités-états de la vallée de Mexico, qui s’appelle alors Tenochtitian. En 1375, Acamapichtli devient empereur et se proclame descendant de Quetzalcoati, roi-prêtre de la cité voisine de Tula et du dieu du même nom.
Par des alliances et des guerres de conquêtes, les souverains aztèques étendent leur territoire. Au XV° siècle, ils scellent la triple alliance avec deux cités proches de leur capitale Tenochtitlan, Azcapotzalco-Tlacopan et Texcoco, dont la civilisation brillante lui a valu le surnom d’ »Athènes de l’Amérique ». C’est cette alliance qui est à l’origine de l’empire aztèque.

Moctezuma Ier, qui monte sur le trône aztèque en 1440, est le fondateur de la puissance impériale. Dès son arrivée au pouvoir, il entreprend une guerre de conquête vers l’est et le sud. Plus que l’agrandissement de l’empire, ces conquêtes visent à obtenir la soumission des cités-états pour les contraindre à payer un tribu important, en biens et en hommes. Les empereurs qui succèdent à Moctezuma Ier, Ahuitzol (1486 – 1502) et Moctezuma II (1502 – 1520), poursuivent l’extension de l’empire aztèque vers le sud de l’isthme mexicain. C’est en effet dans ces régions riches que les aztèques trouvent des pierres précieuses et des richesses absentes de la vallée de mexico. Lors de la conquête espagnole, c’est tout le Mexique central actuel, hormis la péninsule du Yucatan, qui compose l’empire aztèque. Vers 1325, ils s’établissent définitivement sur un groupe d’ilots inhospitaliers où ils vont fonder leur capitale, Mexico-Tenochtitlan.

C’est un état puissant, avec des forces armées importantes, une organisation sociale élaborée, une civilisation brillante, qui s’effondre comme un château de cartes devant quelques dizaines d’espagnols menés par Hernan Cortès, qui a débarqué en février 1519 sur les côtes du Yucatan.

Un réel avantage technologique favorise les européens car les aztèques n’ont ni épées de fer, ni armes à feu, ni chevaux. Mais il faut se tourner vers d’autres explications pour comprendre la chute de l’empire aztèque. La première explication est religieuse. L’empereur Moctezuma II identifie les conquérants, êtres étranges, blancs et barbus, maîtrisant le feu, comme des représentants du dieu Quetzzalcoati : il appelle son peuple à les honorer plutôt qu’à s’en défendre.

De plus, les espagnols se sont alliés à d’autres peuples opposés à l’hégémonie aztèque, et parviennent devant Tenochtitlan à la tête d’une troupe de 30 000 indigènes.
Quand les espagnols se présentant devant lui en juin 1520, Moctezuma II les accueille en préparant des fêtes somptueuses mais cherche aussi à s’assurer qu’ils sont bien des envoyés divins. Mais la situation à l’intérieur de Tenochtitlan dégénère et, en l’absence de Cortès, son lieutenant massacre la foule.

La population se soulève, Moctezuma est assassiné puis, lors de la noche triste du 30 juin au 1er juillet 1520, les espagnols sont massacrés. Cortès parvient a s »échapper et assiège méthodiquement la capitale aztèque. Le 13 août 1521, le dernier empereur des aztèques, Cuauthémoc, se rend aux conquérants espagnols. C’est la fin de l’empire aztèque.
La société aztèque était divisée en classes sous le pouvoir absolu du roi ou Tlatoani, qui était le plus haut prêtre et le chef militaire suprême. La classe régnante était la noblesse, c'est-àdire les prêtres et les chefs des guerriers. Les classes inférieures formaient des groupes basés sur la famille ou l’occupation appelés « calpulli ». Les agriculteurs constituaient la classe la plus basse, bien que leur travail agricole fût à la base de l’empire.

Les aztèques avaient leurs propres dieux, mais ils observaient aussi le culte traditionnel local des dieux légendaires des Toltec, et ils pratiquaient le sacrifice humain en arrachant le ???? Les aztèques utilisaient deux calendriers ; l’un était le Xiuhpohualli avec un cycle de 365 jours basé sur les mouvements du soleil, et l’autre était le Tonalpohualli avec un cycle de 260 jours utilisé pour les cérémonies rituelles. Comme les deux calendriers se synchronisent tous les 52 ans, les aztèques employaient un plus long cycle de 52 ans comme calendrier arrondi semblable à notre siècle. Le calendrier de 365 jours était composé de 18 mois qui duraient 20 jours chacun plus cinq jours supplémentaires. Le calendrier de 260 jours se composait de combinaisons des chiffres de 1 à 13 et 20 signes de jours.

Tenochtitlan était une cité magnifique. Les premiers conquistadors espagnols furent étonnés de sa splendeur. Plus tard les espagnols détruisirent complètement et enterrèrent la ville, sur laquelle ils construisirent une nouvelle ville, Mexico. La capitale du Mexique avec une population de 20 millions d’habitants. Quelques ruines seulement de Tenochtitlan telles que le grand temple ou templo Mayor gardent les moindres vestiges de l’ancienne gloire de l’empire. Les fondations du templo Mayor furent découvertes en 1978 pendant la construction d’un souterrain. A l’origine, deux temples se trouvaient sur une pyramide géante. Un des temples était consacré à Tlaloc (dieu de la pluie) et peint en bleu, et l’autre en rouge était le temple de Huitilopochtli, le dieu du soleil. Les autels devant les temples furent utilisés pour offrir le sang aux dieux.

Quand les premiers aztèques migrèrent dans la région au 14° siècle, ils le considèrent comme site sacré. Les dieux s’étaient réunis pour créer le soleil et la lune. Ils l’appelèrent Teotihuacan (site des dieux) et en firent un lieu de pèlerinage. La cité est divisée en deux sections par une vaste rue, qui s’appelle l’Avenue des Morts. Le nom dériva d’une idée fausse que les grandes structures le long de la rue étaient des tombeaux. Teotihuacan fut désigné site classé patrimoine mondial en 1987.

La plus grande structure est l’immense pyramide du soleil qui a 63 mètres de haut. La plateforme d’Adosada construite au dessus de la façade de la pyramide fut ajoutée plus tard. Elle fait face à l’Avenue des Morts. Elle est construite pour être exactement orientée au soleil couchant les jours ou le soleil vient au zénith du ciel à midi.

LES INCAS

Le deuxième groupe de peuples et de civilisations occupe l'Amérique du Sud, et plus précisément les Andes.

Les_Mayas_Page_09_Image_0002.jpgBien que l'autarcie fût leur idéal, ils n'en ont pas moins commercé avec l'Amérique moyenne, si bien que les deux zones, quoiqu'indépendantes, ne sont pas sans influence l'une sur l'autre.

Le vocabulaire des divers groupes de langues en portait la marque, par exemple.

Les peuples des Andes et ceux de l'Amérique moyenne ont connu un destin semblable, les mêmes périodes de formation, le même développement néolithique, la même croissance d'empires au XV ème siècle, le même effondrement devant une poignée d'Espagnols.

Comme les Mayas, les Incas, qui ne connaissaient pas la roue, construisaient des routes superbes.

Elles avaient sans doute une fonction religieuse. Elles servaient aussi aux chasquis, les courriers qui permettaient à l'Inca de joindre en moins d'une semaine l'extrémité de l'empire.

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Comme les Mayas, les Incas se passionnaient pour les astres, et comme eux, ils étaient capables de calculs compliqués. Mais leur système de numération était, comme le notre, décimal.

Plus de deux cent ans avant Vauban, des fonctionnaires spéciaux avaient découvert la statistique !

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Inti, le dieu soleil inca

L'inca était riche du travail de ses sujets, il lui fallait donc le mesurer. C 'est à quoi s'appliquaient les fonctionnaires chargés de divers recensements, avec leurs kippus, sortes de cordelettes à noeuds qui servaient à la fois de machine à calculer et de registres de comptes.

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S'il reste bien des zones d'ombre dans l'histoire des Mayas, les découvertes archéologiques, et les rares documents parvenus jusqu'à nous permettent d'établir que cette civilisation est un emblème de progrès, de stabilité, de maitrise technique et scientifique, une civilisation extraordinairement évoluée alors que la civilisation occidentale sortait à peine des troubles consécutifs aux invasions barbares...

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Gengis Khan (1155- 1227)

Le plus vaste empire qui ait existé !

Né dans le clan mongol des Qyiat sous le nom de Temutchin Son père négocie le mariage du garçon avec la fille d’un chef du clan voisin, Boilé. Mais son père meurt peu de temps après, orphelin, Gengis mène une vie errante dans la steppe avec sa mère, ses frères et ses soeurs.
Ayant survécu jusqu’à l’âge d’homme, il réclame la main de sa fiancée et consacre par le mariage le 1er rapprochement entre 2 clans mongols.
Il se proclame dès lors Khan et prend la tête de plusieurs clans mongols, et va dès lors, n’avoir de cesse de réunir sous son autorité les nomades de la steppe mongol et turco-mongol en 1206 à 40 ans, il a réuni toutes les tributs s’en fait reconnaitre souverain se voyant confier le nom de Gengis Khan (roi universel en Mongolie)
Il nomme peu après un chaman pour garder l’emprise sur son peuple.

La conquête du monde
Fort de son prestige, il rallie à lui 2 autres peuples de la steppe installés aux confins de la Chine (les ongut et les onighoms)
Il attaque ensuite la Chine du nord avec plusieurs centaines de milliers de cavaliers et de l’armement lourd.
Il occupe la mandchomie et en 1215 après avoir contourné la muraille de Chine, il occupe Pékin, massacre la population et rase la cité.
En 1218, il abat le royaume des Kai khi tai qui lui résistait devenant dès lors le maitre de toute la route Asie et de la Chine du nord.
En 1219, il attaque l’Ouzbékistan actuel, et marche sur Bouckhan, prestigieuse cité de trésors de l’art islamo perse dont il massacre la garnison en 1220 mais pas la ville.
De même un mois plus tard à Samarkand qu’il ne détruira pas non plus.
20000 cavaliers vont continuer leurs époustouflante épopée jusqu’au Caucase, et au-delà jusqu’ en Birmanie .
Le 31 mai 1222, il détruit la cavalerie chrétienne de Géorgie et les armées ruses venues la soutenir !

TAMERLAN

Dit Tamur le boiteux
(OUZBEKISTAN actuel)


Naquit en 1336 près de Samarkand dans un clan de nomades turco-mongol.
Impitoyable conquérant mais grand administrateur, créateur et protecteur des sciences et des artistes. Il massacrait les populations mais kidnappait les artistes et scientifiques qu’il ramenait à Samarkand, ce qui fit de cette capitale un joyau incomparable qui aujourd’hui n’a pas d’équivalent dans le monde oriental en termes de richesses architecturales. Tamerlan était donc un despote mais éclairé !

Bien que boiteux et manchot du côté droit ( !), il dirigeait toujours les combats et participait aux batailles : vers la fin de sa vie, ses soldats le portèrent sur leurs épaules !

Très cultivé et épris de littérature persane, il se bâtit un véritable empire. Il poursuit en même temps jusqu’en Afghanistan qu’il ravageait sans nul autre pareil pour châtier le fils du chah d’Ouzbékistan qui lui résistait. Toute population vaincue qui manifestait ensuite était massacrée pour la soumettre. Il s’arrêtera à la limite de l’Inde. Revenant sur les pas, de Gengis Khan Tamerlan va relever les ruines de ses conquêtes grâce a quelques administrateurs recrutés parmi les peuples soumis, musulmans, bouddhistes, taoïstes ou chrétiens nestoriens. En mourant, il laisse son fils Ongudaï le soin d’étendre les conquêtes vers l’Ukraine et la Hongrie, aussi bien que vers la Perse (Iran actuel) et la Chine du sud !

Lire absolument « L’empire des steppes, Attila, Gengis khan, Tamerlan » de René Grousset aux éditions Payot.

Au cours du mois de mai 1403, Tamerlan choisit un moine dominicain Jean III (archevêque de Soultanine) comme ambassadeur pour porter au roi Charles VI à Paris une lettre écrite en persan, ce qui étonna toute la cour. Il demandait à ce que les commerçants occidentaux et les siens puissent cheminer en paix car il fallait rétablir les échanges économiques entre l’orient et l’occident.

Il fit trembler le monde de la mer noire à l’Inde, car très grand pour l’époque (1,70m) sa voix était caverneuse et puissante quand il parlait normalement !!

Ses grands massacres :
· Ses voisins mongols de la Horde d’or
· Les habitants slaves de la Moscovie
· Le sultanat de Delhi en Inde
· Les arabes de Damas et de Bagdad (Capitale des califes abbassides) ( il incendie Damas, la sublime capitale des califes Oméyades)
· Angora dans l’actuelle Serbie, qui détruisant les ottomans, permettra aux chrétiens d’europe un sursis pour l’empire Byzantin = les savants et artistes Byzantins auront ainsi le temps de fuir en Italie et permettre cette merveilleuse période de la Renaissance Italienne.
· Smyrne en Turquie, ou il décapite tous les habitants.

Il meurt le 18 février 1405 à 70 ans sans laisser de regrets. Ses descendants, les timourides vont toutefois perpétrer sa descendance avec un certain éclat et une relative sagesse autour de la ville d’Herat (Afghanistan) jusqu’à l’aube du 16ème siècle. Un lointain descendant, Bâbur chah partira alors à la conquête de l’Inde et le 21 avril 1526, il renversera définitivement le sultanat de Delhi et instaurera l’empire des Moghols qui durera jusqu’à la conquête anglaise. C’est aux moghols que l’on doit les merveilles architecturales du Rajasthan (nord de l’Inde) et le sublime Taj Mahal.

SAINT PETERSBOURG

La ville d’arts et d’histoire des tsars

Des perles architecturales de style barque, des églises si chargées qu’elles semblent féeriques, des palais, des fontaines, des jardins, des canaux et ces fameuses « perspectives » qui traversent la ville. A chaque coin de rue, Saint Petersbourg révèle un nouveau décor de théatre.

Deux révolutions sont passées par là, et même si Saint Petersbourg renommée en 1910 Petrograd avant de redevenir Saint Petersbourg il y flotte toujours l’atmosphère, le faste des tsars et l’empreinte des lumières.

A seulement trois heures de Paris, c’est une destination de rêve pour les amoureux des arts et de l’histoire.

A voir : -la forêt de bulbes sur l’ île de Kiji : Carélie.
- musée de l’Ermitage.
- la magnifique église colorée du Saint Sauveur.
- le palais Sainte Catherine.
- la superbe église rose de Tchesma.
- les statues en couronne.
- le sphinx du bord de la Neva.
- passage d’écluse sur la Volga.
- le canal de la Moïka.
- les ors des toitures de Peterhof.
- la cathédrales de Smolny

ATTILA « Le fléau de dieu »

(406 - 453)

Roi des tribus humiques, peuplade d’une région allant de l’Europe de l’est aux steppes d’Asie centrale.
Rien à voir avec la comparaison que l’on prêtera plus tard à Gengis Khan. Sanguinaire, aimant la guerre et les pillages, cruel et rusé.
Les Huns étaient un peuple Turc qui accueillaient de manière majoritaire de nombreux germains, et la cour, l’une des plus raffinée de son temps ayant repris nombre d’usage romain. Otage d’honneur de la cour romaine, Attila y a appris le latin et le grec qu’il maitrisait parfaitement. Ses plus proches collaborateurs étaient grecs ou romains et il entretenait en entourage d’érudits et d’artisans.
Dans le chant des Nibelungen (opus de richard Wagner qui relate l’écrasement des Burgondes par les romains) Attila apparait sous le nom d’Etzel, noble et généreux allié.
Attila est un nom d’origine germanique qui ne reste plus aujourd’hui qu’en Hongrie et en Turquie ou ce prénom est très populaire. La mouture favorite d’Attila avait pour nom BALAMER, qui selon la légende était guidée par le vent et emmena son maître jusqu’à l’épée de Tengri. Attila aurait dit : là ou passe mon cheval, l’herbe ne repousse pas.
Les Huns menés par Attila repoussèrent les Wisigoths, des vandales, des francs, des alamans, des Ostrogoths, des Burgondes, des fuères et des alans et l’infiltrèrent dans l’empire romain, l’empire perse et l’empire chinois, faisant même irruption en Afrique. Il détruit Metz, Reims, Troyes et menace Paris comme une jeune fille Geneviève organise la résistance et deviendra Sainte Geneviève dont la statue est sur le pont de la tournelle à Paris.
Attila contourne Paris, assiège Orléans mais il est arrêté par Actius qui ayant été otage d’Attila à la cour du roi connait ses tactiques.
Attila se replie sur l’Italie et s’empare de Milan, Padoue et parme L’évèque de Rome Léon le grand verse un lourd tribu pour qu’il ne s’empare pas de la ville. Il rentre de son royaume et se marie et meurt lors de la nuit de noce d’une apoplexie, ayant festoyé durant un jour L’empire des Huns ne résiste pas à sa mort et se disloque. Ils se replient vers la mer noué dans l’actuelle Bulgarie. Leur marche a été arrêtée par la coalition européenne, celle des romains et germains.

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